SCÈNE VIIL VALÈRE, LÉANDRE, CLARICE, CARLIN
VALI^.HK, àUandr«.
Avec empressement, monsieur, je viens vous dire Que mon plaisir seroit de pouvoir , en ce jour, Au gré de vos souhaits contenter votre amour.
LÉAlfDAR, AViUr«.
Je crois qu'à mes désirs vous n*étei point contraire.
VALfeBR.
Je donne volontiers les mains u cette affaire.
Mais il faut du dédit encor vous déliter,
Et procurer de plus Thymen du ChevaUtn*.
Nous nous trouvons toujours dans une pm\& extrême.
44a LE DISTRAIT.
CARLIir.
Il me vient dans Tesprit un petit stratagème.
(kUanàrt.)
La vieille tie songeoit , dans votre engagement ^ Quau bien qu'on vous devoit laisser par testament ?
LiANDEE.
Non , sans doute.
GARLIK<
L'on peut dresser quelque machine ^ Faire jouer sous main quelque secrète mine....
VALiR£.
J'ai déjà dans ma poche un contrat.
GARIilir.
Bon ! tant mieux , La mère ne sait point que je suis en ces lieux; Elle ne m'a point vu ; je puis aisément dire Ce que pour vous servir mon adresse m'inspire.
VAL ÈRE
Mais, crois-tu....
CARLIN
Laissez-moi , l'afTaire est dans le sac.
VALÈRE
J'entends venir quelqu'un. C'est madame Grognac.
CARLIN
Je vais tout préparer pour que la mine joue ; Et vous , ne manquez pas de pousser à la roue.