‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 4)Chapitre 267 sur 273 · SCÈNE VIIL VALÈRE, LÉANDRE, CLARICE, CARLIN · texte numérisé non relu

SCÈNE VIIL VALÈRE, LÉANDRE, CLARICE, CARLIN

VALI^.HK, àUandr«.

Avec empressement, monsieur, je viens vous dire Que mon plaisir seroit de pouvoir , en ce jour, Au gré de vos souhaits contenter votre amour.

LÉAlfDAR, AViUr«.

Je crois qu'à mes désirs vous n*étei point contraire.

VALfeBR.

Je donne volontiers les mains u cette affaire.

Mais il faut du dédit encor vous déliter,

Et procurer de plus Thymen du ChevaUtn*.

Nous nous trouvons toujours dans une pm\& extrême.

44a LE DISTRAIT.

CARLIir.

Il me vient dans Tesprit un petit stratagème.

(kUanàrt.)

La vieille tie songeoit , dans votre engagement ^ Quau bien qu'on vous devoit laisser par testament ?

LiANDEE.

Non , sans doute.

GARLIK<

L'on peut dresser quelque machine ^ Faire jouer sous main quelque secrète mine....

VALiR£.

J'ai déjà dans ma poche un contrat.

GARIilir.

Bon ! tant mieux , La mère ne sait point que je suis en ces lieux; Elle ne m'a point vu ; je puis aisément dire Ce que pour vous servir mon adresse m'inspire.

VAL ÈRE

Mais, crois-tu....

CARLIN

Laissez-moi , l'afTaire est dans le sac.

VALÈRE

J'entends venir quelqu'un. C'est madame Grognac.

CARLIN

Je vais tout préparer pour que la mine joue ; Et vous , ne manquez pas de pousser à la roue.

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