ACTE V, SCENE X
VALÈIE, àaïa^UiiieGrogiuc.
Mon Beveu ne craint point la disgrâee cruelle D'un pareil testament. 8'il épouse Isabelle , Je lui donne à présent mon bien après ma mort. En faveur de Tamour faites, tous, cet e£Ebrt
M*" GAOOMAC.
Il est bien étourdi.
LB CHSVALIEm.
Dans peu je me propose De l'être encore plus : si je vaux quelque chose, C'est par là que je vaux , et par ma belle humeur.
M^ GBOGir AC, «adieMUcff.
Euh! j'ai cette courante encore sur le cœur.
▼ALÈRE, â iB«4am« Grognac, loi pHit«ntant an contrat tout dressé.
Signez donc ce papier.... Une plume, Lisette.
hl SETTEy d«iuiaiift one plam*.
Voilà tout ce qu'il faut.
M~ GftOGlf 4C, ^aMnt*
c'est une affaire &ite; Je signerai^ pourvu que vous me promettiez Qu'il deviendra plus sage , et que vous le signiez.
VALàRE.
(âUandre.)
D'accord. Vous , pour le prix d'une juste tendresse. Soyez heureux , monsieur ; je vous donne ma nièce.
m"' GROG» AC, àValère.
Gomment donc ! révez-vous, monsieur ?êtes-vous fou De donner votre nièce à qui n'a pas un sou ?
VA L È R £ , â madame Grognae.
Il ne faut pas ici plus long-temps vous séduire ; Et vous me permettrez maintenant de vous dire Que ce faux testan^ent, madame, n'est qu'un jeu Inventé par Carlin pour tirer votre aveu.
M"* OROGNAG, à Carlin.
Parle.
CARLIN, à part.
Le dénoûment est bien prêt à se faire.
M"* GROGITAC, àCarlin.
Ne nous as-tu pas dit que l'oncle , en sa colère , A d'autres qu'à Léandre avoit laissé son bien?
CARLlir.
Ma foi, je le croyois. Mais, puisqu'il n'en est rien. Le ciel en soit loué !
M™ GROGITAC.
Je suis assassinée.
L I s E T T £, à madame Grognae.
Il ne faut point ici tant faire l'étonnée ; C'est vous qui nous montrez à choisir un mari. Quand votre époux , jadis grand gruyer de fierri , Voulut vous enlever, vous le laissâtes faire : Votre fille est encor plus sage que sa mère.
M"* GROGNAC, à IsabeUe.
Coquine !
ISABELLE, à madame Grognae.
Écoutez-moi.
M"^ GROGNAC, I Isabelle.
Taisez-vous , s'il vous plaît*