‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 4)Chapitre 63 sur 273 · AIR · texte numérisé non relu

AIR

Vive la jeunesse !

Vive le printemps !

C'est le tempA De la tendresse.

Fuyez d'ici , sombre vieillesse , Car en amour les vieillards ne sont bons Qu'à payer les violons.

UNE MUSICIENN£.

Un jour un vieux hibou Se mit dans la cervelle D'épouser une hirondelle

Jeune et belle , Dont l'amour l'avoit rendu fou.

n pria les oiseaux de chanter à la fête :

Tout s'enfuit en voyant une fii laide béte ; Il n'y resta que le coucou.

M. GRIFON. .

Monsieur le musicien, voilà de vilaines paroles.

ii6 LA SÉRÉNADE.

SGAPIN.

Pardonnez-moi, monsieur, ce sont des paroles nouvelles qui furent faites à la noce de Vénus et de Ynlcain. Mais allons au fait.

( Lei violoni jooent no air snr leqoel les femmes de la sérénade danseot , et en dsnsant elles mettent le pistolet soof le nex de M. Orifon et de Scapin. )

M. GRIFOlf.

Miséricorde ! des pistolets , monsieur le musicien !

SCilPIN.

Paix, paix! ne faisons point de bruit; nous ne sommes pas les plus forts.

M. GRIFOlf.

Ils prennent mon chapeau, monsieur le musicien.

SCAPIN

Hé, paix, paix! ils prennent le mien , et je ne dis mot.

M. GRIFOir.

Ils me déshabillent , monsieur le musicien.

SGAPIir.

Hé 1 comme vous criez ! faut-^il faire tant de bruit pour un méchant justaucorps ?

M. GRIFON.

Us fouillent dans mes poches , monsieur le musicien , et prennent ma bourse.

sdAPdr.

Ils fouillent aussi dans les iniennûs ; mais il ii*y â rien ; ili iuroiil bieti aUrapci»

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