SCENE XL i5i
Laissez....
( n donne «nr !•» ëoigU de Sotenconr. ) ftOTEUGOUR.
Si je te tieds , je veux, être empdté.
MERLIir, revenant.
Comment ! me soutenir que mon air est pillé ! Un air délicieux , que j'estime , que j'aime , Et que j'ai pris plaisir à composer moi-même Dans Quimper-Corentin.
GÉRONTE
Il a tort.
LISETTE
Entre nous.
Cela ne se dit point.
SOTEI^GOUR.
lia, la, consolez-vous, Ce n'est pas un grand mal ; on ne voit point , en Éi*ance, Punir de ces larcins la fréquente licence.
Hais que vois-je ? est-ce à vous ce petit instrument ?
sffÉRtiir.
Pour vous servir, inonsiedr,
SOtEl^COUR.
J'en joue élégamment ; Je vais vous régâlef d'un petit air.
Degfâce, « Je ne puis m'arr^ter.... Il faut....
5OTENCO0R.'
Sur cette basse
i5îi LE BAL.
Je veux que Ton m'entende uu moment préluder.
MERLIN
Vous seriez trop long-temps, monsieur, à raccorder; Et , de plus , mon valet a la clef dans sa poche.
Tous ces gens-là sont faits de croche et d*anicroche. Je vous dis que je veux....
LISETTE
Vous en joûrez fort mal ; Llnstrument est breton.
MERLIN
Et tant soit peu brutal :
"Vous Tentendrez tantôt, je me ferai connoître ; Et vous verrez pour lors quel homme je puis être.
SOTENCOUR.
Quoi ! vous voulez , monsieur , donnerjconcert céans ?
MERLIN
Je cherche à me produire aux yeux d'habiles gens.
SOTENCOUR.
Vous venez tout à point. Ce soir je me marie ; De la noce et du bal souffrez que je vous prie.
MERLIN
Volontiers : j'y prétends figurer comme il faut.
LISETTE, iMerliii.
Faites toujours porter votre instrument là-h<aut.
SOTEJÎîCOUR, a Merlin.
Allons , venez , monsieur; je m'en vais vous conduire: Moi-même , dans le bal , je veux vous introduire.