‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 4)Chapitre 97 sur 273 · SCENE XX · texte numérisé non relu

SCENE XX

GÉROKTE.

Nous VOUS devons assez en ce moment, De nous avoir déËiit de ce couple normand,

MERLIN

L'honnête homme, morbleu ! Vive monsieur Géron te! Ma foi, sans moi , la belle en avoit pour son compte. Puisque tout est d'accord maintenant entre vous. Rions, chantons, dansons, et divertissons-nous.

(Tons les Masqaes qui sont tor le tbéâtre foDt ane espèce de bel; et , après qa^OD a dansé on passe-pied , le Baron chante Tair gascon sni?ant : )

LE BAROlf.

Cadédis , yive la Garonne I En Talnr on n'y craint personne ; *

Les faquins y sont des héros :

Je Tons ié dis en quatre mots , En amour , comme au jeu , je Trille , Et, comme un dé, j'escamote une fille.

(On reprend la danse, après laquelle Merlin ohanu ou passe-pied breton. )

MERLIN* Un jour de printemps , Tout le long d'un yerger,

Colin y a. chantant , Pour ses maux soulager :

Ma bei^ère , laisse-moi, La la la la , rela , rela :

Ma bergère y laisse-moi Prendre un tendre baiser.

(Les Masques se prennent par la main, et dansent en chantant : ;

Ma bergère , laisse-moi , La la. la la, etc. .

iG8 LE BAL.

MERLIN

La belle , à l'Instant^ Répond à son berger :

Tu veux, en chantant.

Un baiser dérober ?

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