‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 5)Chapitre 113 sur 279 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

HECTOR y dans an faoteoil > près d*nne toilette.

Il est, parbleu, grand jour. Déjà de leur ramage les coqs ont éveillé tout notre voisinage.

Que servir un joueur est un maudit métier !

Ne serai-je jamais laquais d'un sous-fermier ? Jeronflerois mon soûl la grasse matinée, Et je m^enivrerois le long de la journée :

Je ferois mon chemin ; j'aurois un bon emploi ; Jo serois dans la suite un conseiller du roi , Rat de rave ou commis ; et que sait-on ? peut-être Je deviendrois un joiu* aussi gras que mon maître» J aurois un bon carrosse à ressorts bien liants ; De ma rotondité j'emplirois le dedans :

11 n'est que ce métier pour brusquer la fortune ; £t tel change de meuble et dliabit chaque lune , II. 1 3

Ï94 LE JOUEUB.

Qui, Jasmin autrefois , d'un drap du sceau * couvert, Bornoit sa garde-robe à son justaucorps vert. Quelqu'un vient.

Page 1