‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 5)Chapitre 206 sur 279 · ACTE I, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE IV

]j me dit touft lc« jour» qu'il mVMiroc, qu'il m'aime; 11 pleure quand il veut. Tu mis comme il est fait « Uvctle; et tu nous peux en foire le portmil.

LISCTTK.

</r<t un petit jeune homme à quatre pieds de terre « Homme de qualito, qui retient de la guerre; Qii*ofi voit toujours sautant , dan.^nt , ge^ilîculant ; Qui tous parle en sifllanl , et qui siffîe en parlant ; 5ir prigne« cliante, rit« %c promène, s^agite; (>ui diVide toujours pour son propre mérite; Qui pr^s du sexe encor l'it assex sans fatH^n.

VAtinir.

>î5)ii, c'est le Chevalier,

Vous avex dit son nom.

(>ui? ce fou?

S'il n'a pas le bonheiu* de vous plaire « Songex qu*il m'appartient* C'est un jeune homme h faire. I) a de la valeur ; il est bien k la cour.

m"^ oaoc.iiAC.

Qu'il s'y tienne.

Il sera tnVi riche quelque jour :

Il peut lui convenir de bien , d'esprit et d'iige.

I) eM tout (ait poiu* moi « Ion ne peut davantage.

«** unoc*7i\c* De quel front , s*il vous plait« sans mon conM^nfement ,

35o LE DISTRAIT.

Chezryou* bien pen«er h quelque attachement ? \om été» bien hardie et bien impertinente!

L^amour du Chevalier pourroit être innocente*

L^amour du Chevalier n^est point du tout mon fait. J^ai fait, pour son mari , choix d'un autre sujet : Le dédit pour Leandre en est une assurance* Que votre Chevalier cherche une autre alliance : Je ne Tai jamais vu ; mais on m^en a parlé Comme d^un petit fat et d^un écervelé ; £t je vous défends, moi , de le voir de la vie.

ISABELLE

Je ne le verrai point, vous serez obéie;

Mes yeux trop curieux n'iront point le chercher :

Mais lui, s'il veut me voir, pujs-je Yen empêcher?

m"* ohoch ac.

A ces simplicités qui sortent de sa bouche, A cet air si naïf, croiroiton qu'elle y touche? Mais c'est une eau qui dort, dont il fiiut se garder.

ISABELLE

Vous êtes avec moi toujours prête à gronder.

Je parois toute sotte alors qu'on me querelle , £t cela me maigrit.

M** CnOGKAC.

Taisez-vous, péronnelle.

Rentrez ; et là-dedans allez voir si j'y suis.

VAI.àRE.

Si vous touliez pourtant écouter quelque a\i^,..«

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