ACTE I, SCENE IV
]j me dit touft lc« jour» qu'il mVMiroc, qu'il m'aime; 11 pleure quand il veut. Tu mis comme il est fait « Uvctle; et tu nous peux en foire le portmil.
LISCTTK.
</r<t un petit jeune homme à quatre pieds de terre « Homme de qualito, qui retient de la guerre; Qii*ofi voit toujours sautant , dan.^nt , ge^ilîculant ; Qui tous parle en sifllanl , et qui siffîe en parlant ; 5ir prigne« cliante, rit« %c promène, s^agite; (>ui diVide toujours pour son propre mérite; Qui pr^s du sexe encor l'it assex sans fatH^n.
VAtinir.
>î5)ii, c'est le Chevalier,
Vous avex dit son nom.
(>ui? ce fou?
S'il n'a pas le bonheiu* de vous plaire « Songex qu*il m'appartient* C'est un jeune homme h faire. I) a de la valeur ; il est bien k la cour.
m"^ oaoc.iiAC.
Qu'il s'y tienne.
Il sera tnVi riche quelque jour :
Il peut lui convenir de bien , d'esprit et d'iige.
I) eM tout (ait poiu* moi « Ion ne peut davantage.
«** unoc*7i\c* De quel front , s*il vous plait« sans mon conM^nfement ,
35o LE DISTRAIT.
Chezryou* bien pen«er h quelque attachement ? \om été» bien hardie et bien impertinente!
L^amour du Chevalier pourroit être innocente*
L^amour du Chevalier n^est point du tout mon fait. J^ai fait, pour son mari , choix d'un autre sujet : Le dédit pour Leandre en est une assurance* Que votre Chevalier cherche une autre alliance : Je ne Tai jamais vu ; mais on m^en a parlé Comme d^un petit fat et d^un écervelé ; £t je vous défends, moi , de le voir de la vie.
ISABELLE
Je ne le verrai point, vous serez obéie;
Mes yeux trop curieux n'iront point le chercher :
Mais lui, s'il veut me voir, pujs-je Yen empêcher?
m"* ohoch ac.
A ces simplicités qui sortent de sa bouche, A cet air si naïf, croiroiton qu'elle y touche? Mais c'est une eau qui dort, dont il fiiut se garder.
ISABELLE
Vous êtes avec moi toujours prête à gronder.
Je parois toute sotte alors qu'on me querelle , £t cela me maigrit.
M** CnOGKAC.
Taisez-vous, péronnelle.
Rentrez ; et là-dedans allez voir si j'y suis.
VAI.àRE.
Si vous touliez pourtant écouter quelque a\i^,..«