ACTE I, SCENE VI. 3S
Kt tout Paris , témoin do vos traits de folies ,. Rit plus cent fois de vous que de lu comédie.
LE CH£V4LIfiR.
Votre troisième point sera-t-il le plus fort ? Soyez bref en tout caS| car Lisette s^oudort; Moi I je Mille déjà.
vitànK.
Moi , votre truin do vie Cent fois bien autrement et me lasse et m'ennuie ; Et je serai contraint do faire à votre sœur Le bien que je voulois faire en votre faveur. Votre père en mourant, ainsi que votre nuVo, Vous laissèrent de bien une somme Ic^gèir :
Et, pour vous établir le reste do vos jours ^ Vous devez de moi seul attendre du secours.
Mais quefais*je donc tant, monsieur, ne vous déplaise, Pour trouver ma conduite à tel exet^s mauvaise ? J aime , je bois , je joue, et ne vois en cela Rien qui puisse attirer ces réprimandes*là.
Je me lève fort tard , et je donne audience A tous mes a^éanciers.
LlSETTfi.
Oui : mais en récompense , Vous donnez peu d'argent.
De là, je pars sans bruit , Quand le jour diminue et fait place à la nuit, Avec quelques amis, et nombre de bouteilles
35(i LE DISTRAIT.
Que nom faisons porter, pour adoucir nos veiI1<^s.
Chez des femmes de bien dont l'honneur est entier,
Et qui de leur vertu parfument le quartier.
Là, nous perçons la nuit d'une ardeur sans égale;
Nous sortons au grand jour pour oter tout scandale;
Et chacun , en bon ordre , aussi sage que moi ,
Sans bruit, au petit pas, se relire chez soi.
Cette vie innocente est-elle condamnée ?
Ne làire qu'un repas dans toute une journée!
Un malade , entre nous , se conduiroit-il mieux .'
LtSETTB.
Vous êtes trop réglé.
LB CHEVALIER, i Vdtn.
Voyei-le par vos yeu\.
Nous sommes cinq omis que la joie accompagne . Qui travaillons ce soir en bon vin de Champagne. Voussereite sixième, et vous paîrei pour nous; Car À cinq chevaliers , en nous cotisant tous , Et ramassant ^us , livres , deniers , oboles , Nous n'avons encor pu faire que deux pistoles.
Vous voilà ci