SCÈNE IV
VALÈRE, LE CHEVAUER, BT^ 6R0GNAC,
ISABELLE, USETl'E.
VALJSRE, an Chevalier.
Ah ! je suis, mon neveu , ravi de vous trouver.
( i madame Grofcao. )
Madame, vous voyez, sans trop de complaisance, Un gentilhomme ici d'assez belle espérance; Et s'il pouvoit vous plaire, il seroit trop heureux.
LISETTE, àpart.
Que le diable t'emporte !
ISABELLE, à pari.
£h ! contre-temps fâcheux !
M"** GROGNAG, àValère.
Votre neveu ! Comment !
VALàRE.
Il a su se produire , Et n'a pas eu besoin de moi pour s'introduire.
M"^ GROGITAC, aoOheTalier.
Vous n'êtes pas, monsieur, un maître italien ?
Lui ? c'est le Chevalier.
LE CHEVALIER
Il est vrai , j'en convien ; Cela n'empC'che pas que, dans quelques familles, Je ne montre parfois Titalien aux filles.
394 l^E DISTRAIT.
M*" GROGNA C,i lMb«Ue.
Comment, impertinente!
LE CHEVALIER) à madame Grognae.
AU ! point d'emportement.
M*" GKOGNACy àiMbeUe.
Après vous avoir dit....
LE G II EVALUA^ à mtdaoM Grognae.
Madame , dducement ; N'allez pas, devant moi, gronder mes éoolières.
M"* GROGKAG^ aa Cheralâer.
Mélez-vous, s'il vous plaît, monsieur , de vos affaires.
( 4 Isabelle. )
Lorsque je vous défends....
LE CHEVALIER, à OMrfame Orogaao.
Pour calmer ce courroux , J'aime mieux vous baiser, maman.
M""' GROGNAG,ali Chevalier.
RetireE*vous.
Je ne suis point, monsieur, femme que l'on plaisante.
LE CHEVALIER j^rend madame Grognae par la main, ehante, et la fait danaftr par force.
Je veux que nous dansions ensemble une courante.
VALÈRE, les aépnrant, et mtltiAt le Ghefclier dehon,
C'est trop pousser la chose; allons , retirez-vous.