LE CHEVALIER, VALÈRE, CLARICE
LE CHEVALIER
Ail 9 mon oncle ! parbleu , je vous trouve à propos Pour vous laver la tête , et vous dire deux mots.
Le début est nouveau.
LE CHEVALIER
Se peut-il qu'à votre &ge Vous n*ay ez pas encor les airs d'un homme sage ? Si j'en faisois autant, je passerois chez vous Pour un franc étourdi. La , la , répondez-nous.
VALiRE.
J'ai tort; mais....
4ï2 LE DISTRAIT.
LE CHEVALIER
Mais , mais , mais !
*' CLARICE
Quelle est votre querelle?
LE CHEVALIER
Je m'étois int^*oduit tantôt chez Isabelle , Que jVime à la fureur, et qui m'aime encor plus; J'y passois pour un autre; et monsieur, là-dessus^ Est venu brusquement gâter tout le myatère , ' Et m'a mal à propos fait connoître à la mère. Parlez; n'est-il pas vrai?
VALÈRE
D'accord, mon cher neveu; Mais je réparerai ma faute.
LE CHEVALIER
Eh, ventrebleu!
C'est un étrange cas. Faut-il que la jeunesse Apprenne maintenant à vivre à la vieillesse.
Et qu'on trouve des gens, avec des cheveux gris, Plus étourdis cent fois que nos jeunes marquis ? Je n'y connois plus rien. Dan s le siècle où nous sommes, Il faut fuir dans les bois , et renoncer aux hommes.
VALilRE.
Je veux vous marier, et votre sœur aussi.
LE CHEVALIER
Ma sœur ? vous vous moquez.
VALÈRE
Pourquoi donc ce souci