‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 5)Chapitre 255 sur 279 · LE CHEVALIER, VALÈRE, CLARICE · texte numérisé non relu

LE CHEVALIER, VALÈRE, CLARICE

LE CHEVALIER

Ail 9 mon oncle ! parbleu , je vous trouve à propos Pour vous laver la tête , et vous dire deux mots.

Le début est nouveau.

LE CHEVALIER

Se peut-il qu'à votre &ge Vous n*ay ez pas encor les airs d'un homme sage ? Si j'en faisois autant, je passerois chez vous Pour un franc étourdi. La , la , répondez-nous.

VALiRE.

J'ai tort; mais....

4ï2 LE DISTRAIT.

LE CHEVALIER

Mais , mais , mais !

*' CLARICE

Quelle est votre querelle?

LE CHEVALIER

Je m'étois int^*oduit tantôt chez Isabelle , Que jVime à la fureur, et qui m'aime encor plus; J'y passois pour un autre; et monsieur, là-dessus^ Est venu brusquement gâter tout le myatère , ' Et m'a mal à propos fait connoître à la mère. Parlez; n'est-il pas vrai?

VALÈRE

D'accord, mon cher neveu; Mais je réparerai ma faute.

LE CHEVALIER

Eh, ventrebleu!

C'est un étrange cas. Faut-il que la jeunesse Apprenne maintenant à vivre à la vieillesse.

Et qu'on trouve des gens, avec des cheveux gris, Plus étourdis cent fois que nos jeunes marquis ? Je n'y connois plus rien. Dan s le siècle où nous sommes, Il faut fuir dans les bois , et renoncer aux hommes.

VALilRE.

Je veux vous marier, et votre sœur aussi.

LE CHEVALIER

Ma sœur ? vous vous moquez.

VALÈRE

Pourquoi donc ce souci

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