SCÈNE V
VALÈllE, SCAPIN.
V A L fc R K.
HA bien, Scapinl npprmulit-tnoi cIoh nouvdle» de L^onore ; Tnci-tu vue? qua t*a dit Miirino?
ACAPier.
Marino? rien du tout. Cesl uno RWc dont on no «aurolt tirer une pnroUn
Marine ne t*a rien dit , elle qui parle tant ?
acAPiN.
CVat juatement ce qui fait qu'elle no dit rien ; muii tout ee que j*ai pu comprendre de la volubilitc^ de •on diacoura , cVat qu'il faut renoncer h L^oîjore ; et le pia que j'y trouve, c'est que noui n'avons pas un Mm pour noua en consoler.
valArk.
Quoi? quedia*tu? parle, explique-toi, Renoncer à I/'onore ?
' acAPiif.
Oui , monaieur.
vatJ<rk.
Kt Marine no t'a point dit la cause de son refroU dijijicincnt ?
Non, monsieur*
YALÈRE.
Quoi! tu n'as pu pénétrer. •••
SGAPIN.
Oh, monsieur! Marine est une fille impénétrable.
YALÈRE.
Que je suis malheureux 1
SGAPIir.
Elle m'a seulement donné une petite lettre qui Yous expliquera peut-être mieux la chose.
YAtÈRE.
Eh ! donne donc , maraud , donne donc.
( n Ht. }
(c Si Yous m'aimez autant que je vous aime , nous « sommes les plus malheureuses personnes du monde. a Ma mère prétend me marier à un homme que je ne a connois point Détournez le mallieur qui nous me- « nace , et soyez certain que je choisirai plutôt la « mort que d'être jaQiais à d'autre qu'à vous. »
Scapin !
scAPiir.
Moiisieur ?
YALàRE.
Que dis-lu de cette lettre«là ?
SCAPIN
Je dis, monsieur, que ce n'est pas là une lettre de change.
YALÈRE.
Et je me laisserai enlever Léonore ! Non , non , Scapin; à quelque prix que ce soit ^ il fautempêdier...