SCENE vm
M** AHGANTB.
Ouais! Et où sommes-nous donc ? Allons ^ petite ridicule, qu'on donne tout à l'heure la main à monsieur.
Non pas, madame, s'il vous plaît
M. GHIFON»
Qu'est-ce à dire ?
Avec votre permission , mon père , cela ne sera pas , je vous assure.
M. GRIFOir*
Gela ne sera pas ! Que dites-vous à cela, monsieur le musicien ?
SGAPIir.
Vous avez là un grand garçon bien mal morigéné ,
monsieur.
M. GRIFON, àValère.
Pendard I
VALÈRE
Que diroit*on dans le monde, si , en ma présence, je vous laissois faire une action aussi extravagante que celle-là ?
M. GRIFOir.
Quoi donc , extravagante ? Gomment donc ? A ton père , malheureux !
MARINE
A votre père !
SGAPIir.
A votre propre père !
Quand il seroit mon père cent fois plus qu'il ne Test encore , je ne souiTrirai point que 1 amour lui fasse tourner la cervelle jusqu'à ce point-là.
M. OBIFOK.
Mais quelle comédie jouons-nous donc ici ? Je vous demande pardon pour mon fils , madame.
M"* ARGAITTE.
Ceh n'est rien ; j'ai bien des excuses à vous faire pour ma fille , monsieur.
MÀRIlfE.
Voilà des en&nts bien obstinés ; mais aussi pourquoi vous exposer à vous marier , sans savoir si monsieur votre (ils le voudra bien ?
M. oaiFoir.
S'il le voudra bien ?
ftCAPIlf.
Monsieur , avec trois ou quatre cents pistoles ne pourrions-nous point le mettre à la raison ?
M. GRIFOir.
Je l'y mettrai Uen sans cela.
VT ARGAICTE.
Et moi, je vous réponds de cette petite impertinente-là ; elle vous épousera , ou je la mettrai dans un lieu d'où elle ne sortira de long-temps.
LÉOlfORE.
J'y demeurerai plutôt toute ma vie que d'épouser un homme que je n'aime point.