‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 5)Chapitre 52 sur 279 · SCENE XIII · texte numérisé non relu

SCENE XIII

mt^uvms col^. Vm renoncé aux vnnitës du monde , cl je me suis jeté dnns la réforme.

toi , dans la réforme ?

en 4MPAGKK.

Oui, mon enfant II faut faire une fin. Je me siiift rtliré ; je prête sur gages.

acAPiit.

La retraite est méritoire !

CfrAWI»4GKI.

Ma foi , il n^y a plus que ce métier-lè pour faire ()url(]ue chose ; il n y a rien de tel , quand on a da I argent , dVn aider des particuliers dans leurs nécesuws pressantes.

SCAPtTC.

Voilà un motif fort charitable !

CHAMPAOfTK.

le me suis associé d*un fort honnête homme , qui ta. je pense, lui associé d*un autre fort honnête bomnte chea qui il m*envoie prendre deux mille huit ceoU livres.

8CAPIK, àpart.

Deux mille huit cents livres ! Serions-nous assez heureux!... Cela serait admirable, (htat.) Tu es asso* cse avec monsieur Mathieu ?

CHAMPAOflfi.

Avec monsieur Mathieu : mais je suis un peu su* yuTne^àla vérité. Nous demeurons ensemble; il me ^ fort haut, me meuble modestement, m*habilie

chaudement pour Tété , fraîchement pour Thi ver , me nourrit sobrement, ne me donne point de gages; mais ce que je prends , c'est pour moi.

SCAPIlf.

Voilà une bonne condition ! Et, dis^moi, es-tu toujours aussi ivrogne qu'avant ta lettre de cachet?

CHAMPAGlfE.

Je bois beaucoup de vin , mais je ne l'aime pas.

SCAPIlf.

Tu vas donc recevoir deux mille huit cents livres?

CHAMPAGKE.

Deux mille huit cents livres.

SCAPIlf.

Chez monsieur Grifon ?

GHAMPAGITB.

C'est le nom de notre associé. Qui te l'a dit ?

SCAPIlf.

Pour le surplus d'un collier que monsieur Blathieu lui a vendu ?

CHAMPAGITE.

Je l'ai oui dire ainsi.

SCAPIlf.

Et tu as un billet de monsieur Mathieu , pour marque que tu ne viens pas à faux ?

GHAMPAGITE.

Cela est comme tu le dis. Voilà le billet. Et d'où diantre sais-tu tout cela ?

SCAPIK.

Je suis l'associé du fils de monsieur Grifon , moi

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