SCÈNE X
LÉONORE y LISETTE , MERLIN , en m«ttre de maiîque , •tce dea porleort d'instramenU dans Tan desquels est Valère.
MERLIir ehante.
PouE attraper un rossignol 9
Ké mi fa sol , Je disols un jour à Nanette :
n faut aller au bois ; mais chut I
ML fa sol ut.
Je me trouvai dans sa cachette ; Le rossignol y vint aussi ,
Mi ré ut si ; Et sit6t qu'il fut sur la branche , Prêt a chanter de son bon gré ,
Sol fa mi ré , £Ue le prit de sa main blanche , Et puis dans sa cage le mit »
La sol fa mi.
LISETTE
Que dierchez^Yous , monsieur, avec cet équipage ? II. 10
i46 LE BAL.
KERLIir.
Vous voyez un Breton prêt à vous rendre hommage. Depuis plus de vingt «na je rôde l'univers, Où je fais admirer l'effet de mas cûaeerts.
LI6BTTB.
Tant mieux pour vous, monsieur, j'en ai l'âme ravie; Mais nous ne sommes point en goût de symphonie : Laissez-nous, s'il vous plaît, avec tous nos ennuis.
MBRLÎir.
Quand vous me connoitrez....vous saurez qui je suis.
LiftETTS.
Je le crois bien.
Je suis un musicien rare , Charmé de mon savoir, gueux , ivrogne et bizarre.
LISETTE
Pour la profession , voilà de grands talents ! Voudriez- vous m'en tendre ?
LiONORB.
Oh ? je n'ai pas le temps.
De chagrins trop cuisants j'ai l'âmç pénétrée.
MERLTir,
Tant mieux : je vous voudrois encor desespérée.
LIABTTB.
Elle n'en est pas loin.
MERLIir*
C'est comme je la veux, Pour donner à mon art un exercice heureux.