EXAMEN DU MALADE CU
pression sur ces régions, quand on imprime des mouvements au membre, quand on percute le grand trochanter ou le lalon. — De plus, veuillez le remarquer, le membre gauche tout enlier, cuisse et jambe, est un peu moins volumineux que le droit; sa circonférence est moindre de un centimètre environ.
Maintenant, le malade étant debout^ si nous le regardons par devant (/î^. 76, A), nous voyons qu'il se tient penché sur le côté sain, tenant sa canne de la main droite, le pied gauche ne repose pas sur le sol ou n'y repose que très légèrement par la pointe; la jambe gauche est en extension et portée un peu en avant de la droite. C'est bien là, me disait l'autre jour mon collègue et ami M. le professeur Lannelongue, auquel je présentais une bonne photographie du malade vu debout, l'altitude et la tenue des coxalgiques qui sont capables de se tenir debout.
Si maintenant nous examinons le malade par derrière ifij. 76, B), nous remarquons tout d'abord le contraste qui, chez lui, existe entre les deux fesses : la droite est globuleuse et présenle la fossette rétro-trochantérienne résultant de la contraction du grand fessier ; la gauche au contraire paraît plus large, aplatie, flasque ; ces caractères se retrouvent dans la coxalgie organique oîi ils ont été relevés par quelques auteurs' comme présentant une certaine importance clinique.
En réalité, ce contraste entre les deux fesses dépend uniquement de Tatiitude du sujet. Nous nous en sommes assurés en faisant placer à côté de notre homme un individu sain, habitué à poser pour les peintres et auquel on avait commandé de contrefaire autant que possible, après l'avoir bien étudiée, l'attitude du malade. Les résultats de cette étude comparative