HYSTÉRIE CBEZ LES JEUNES GARÇONS
quelques mois peul-ôtre, reconduire au Gymnase de ***, son fils complètemenl guéri*.
1. Le jeune malade fut soumis à Télectrisation slaliqiie tous les deux jours et aux pratiques hydrothérapiques quotidiennes, en même temps quMl suivait un régime reconstituant. Mais le père ne voulut pas consentir à se séparer de son fils, et tous les jours, à la même heure, il était dauit Pattente de Tattaque qui ne manqua pas, en effet, de se reproduire, tout comme avant le commencement de ce traitement incomplet. Au bout d'un mois d'insuccès, il se décida enfin à le placer dans une maison de santé; mais, pendant une grande partie de la journée, il ne cessait de rùdcr autour de l'établissement, interrogeant tous ceux qui sortaient sur TiHat de son fils, qui savait ce qui se passait et ne sentait pas complètement abandonné. Plusieurs semaines se passèrent ainsi et rien ne changeait : le père, désolé, voulait renoncer au traitement; ce ne fut qu'à grand peine qu'un put lui faire comprendre que jusqu'alors il n'avait pratiqué qu'un isolement fictif, que le traitement était, par conséquent, incomplet, qu'il fallait qu'il s'éloignât tout de bon et que son fils ne pût plus douter qu'il était seul, bien seul, et qu'il ne sortirait plus que guéri. C'est ce qui fut fait : et ce qui se passa bientôt après montra bien la valeur thérapeutique de l'isolement réel, dans ces sortes de cas : au bout de quatre ou cinq jours, les attaques étaient déjà modifiées, moins régulières et moins fortes ; quinze jours après, il n'était plus question d'attaques, puis la zone hystérogène bregmatique disparut, et quand le petit, malade partit un mois environ après le commencement du traitement effectif, il ne restait plus en tout que des traces de l'amblyopie. Ch. F.