‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot. t.1-Chapitre 111 sur 230 · SÉCRÉTIONS · texte numérisé non relu

SÉCRÉTIONS

Fuller, (1). Les tracés sphygmographiques expliquent à merveille cette sensation particulière ; ils dénotent une amplitude énorme (2), un dîcrotisme assez prononcé, enfin une ressemblance marquée avec le pouls de Tinsuffisance aortique. Il est bien entendu que s'ilsurvient un affection cardiaque, ces caractères sont profondément modifiés.

Les sécrétions j dans le rhumatisme aigu, méritent une atlenlion spéciale. Nous placerons en première ligne les sueurs, qui sont en général d'une abondance remarquable et d'une acidité extrême, surtout au voisinage des jointures affectées (3). Les sudamina renferment un liquide dont la réaction est manifestement acide ; et cette propriété des sueurs rhumatismales résiste pendant longtemps au traitement alcalin, même à haute dose. 11 faut rattacher sans doute à ces exhalations acides l'odeur aigrelette qu'exhalent les rhumatisants. Mais nous ne saurions dire au juste quel est, au point de vue chimique, le principe qui détermine cette réaction ; on l'a attribuée à l'acide lactique, mais sans preuves suffisantes. Simon a constaté que, dans le cours du rhumastisme articulaire aigu, il existe de lacide acétique dans l'excrétion sudorale, ce qui, d'après lui, n'aurait pas lieu à l'état normal ; mais Schottin a fait voir que, même à l'état de santé, la sueur renfermait non seulement de l'acide acétique, mais encore de l'acide butyrique et formique (4).

La salive, d'après Fuller (5), serait acide dans le rhumatisme aigu ; d'ailleurs tous les liquides de l'économie, d'après cet auteur, se feraient remarquer par une acidité prononcée; la sérosité épanchée dans le péricarde et dans les jointures offri-

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