PRÉFACE DE L'AUTEUR
Les « Leçons sur les Maladies des vieillards et les Maladies chroniques^ » commencées & une époque de la vie où l'horizon ne paraît pas encore limité, avaient été conçues sur un plan très vaste ; il ne s'agissait, en effet, de rien moins que de remanier, à la lumière d'observations personnelles, l'histoire de ces affections nombreuses et variées qui ne se rencontrent et ne s'étudient guère que d'une façon incidente, dans les hôpitaux ordinaires, tandis qu'elles se montrent, au contraire, à profusion dans les hospices, en particulier dans ce grand asile qu'on appelle la Salp(^lrière. Mais des difficultés très sérieuses et qui n'avaient pas été suffisamment pré\Ties, devaient naturellement surgir bientôt. Le champ neuropathologique n'était pas, en ce temps là, ouvert à tous comme il l'est aujourd'hui, et sillonné sur presque tous les points de larges voies qui en rendent le parcours relativement facile. Pour pénétrer dans ce domaine et apprendre à s'y orienter, il fallut se livrer alors à une série d'études qui exigèrent beaucoup de temps. Cependant les
1. Nous croyons utile de reproduire en U^le de celle nouvelle édition la préface que M. Charcot a écrit pour la traduction anglaise, faite par M. W. Tuke, au nom de la Société r/e St/denhatn, Londres. 1881.
Charcot. Œuv. compl. t.vii. Malad. des Vieillards
II PKÉFACE DE i/aI'TEUH
matériaux recueillis, chemin faisant, pendant cetle période de recherches, s'étaient accumulés en grand nombre, si bien qu'il parut indispensable, à un moment donné, de les coordonner dans un ouvrage à part ^.
Ceci expliquera pourquoi le présent volume est resté et restera sans doute toiyours inachevé. Je tiens à déclarer qu'en l'admettant à figurer tel qu'il est, et malgré tout ce qui lui manque, dans sa collection, la Société de Sydenhmn lui a fait, à mon avis, un très grand honneur. Je tiens également à remercier sincèrement M. W. S. Tuke, d'avoir bien voulu, sous la forme d'une traduction à la fois élégante et fidèle, le présenter & l'appréciation de mes confrères anglais auxquels, depuis longtemps déjà, timt de liens de sympathie m'attachent, et dont je viens, une fois de plus, invoquer l'accueil bienveillant.
Paris, i^r octobre 18«1.