‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot. t.1-Chapitre 40 sur 230 · COURBES DE TEMPI^RATURB DANS LES CAS MORTELS · texte numérisé non relu

COURBES DE TEMPI^RATURB DANS LES CAS MORTELS

malades onl été soumis à l'emploi des contre-sliraulanls, mais encore dans ceux où la maladie a été abandonnée à elle-même. Les quatre tableaux suivants vous présentent les tracés Ihermométriques de deux cas de pneumonie terminés par la mort, avec élévation de température, et d'un cas terminé par ta guérison. Le quatrième est im cas de mort dans la déferveacence. Toutes ces observations ont été recueillies à la Salpêtrière.

Jour», 8 3 4. ■-. ]

MpSt'iftUR», je croiît vous avoir montré toute i'imporlancp dp la tbemiométrie clinique dans IVUudi' den maladifs àe^ vieillards, cl l'utilité des résultats auxquels elle peut nous conduire, au triple point de vue du diagnostic, du pronostic et du triûtcm<'nt. Mais ce qur j'avais surloiit à ca'ur de vous prouver, c'est que les pliénoiiu'-nes de la fiùvre observés aux époques les pins riiffêrenles de la vie sont lotijoui's au fonri les mènies. et obéissent k des luis identiques. Comme

TBElUruXËTIIIE AXIUAIRE ET RECTALE

(•liez l'adulte, la réaclion pf'nérati' existe rlit'z le vieillard ; mai? elle est latente, et e>sl dans tes ripions eeu- (rales de l'économie qu'il faut savoir en chercher ta nianifestation.

Il est donc trèft important deilislin^er ici h-s résultais de la thermométrie axillaire de ceux que doiine l'exploration rectale. Sous le rapport de la lenipénilure, l'iiissellc répond à la sui&ce ducorp^.lè rectum aux viscères intérieurs. H est vrai que dans la majorité des cas. les courlies qui corres- |)Onâent à la chaleur manirestée sur ces deux points sont à ]U'U près parallèles: diez l'adulte on jionrniit presfjue dire qu'elles coïncident : chez le vieillard, celle (gui i'é|iuiid à la température de l'aisselle reste un peu inférieure k celle du rectum. Mais il existe des cas, el ce sont souvent h's plus graves, où il se produit un jrrand écart. Ljt température extérieure s'abaisse, tandis que celle des ]iarties centrales s'élAxe. et la différence peut atteindre [ihisienrs de;rrés. On roniprend qu'il serait très insuffisant, en i)aieil cas. de s'en

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rapporter exclusivemenl aux résultats de la thermométrie axillaire.

Ju8qu*ici, messieurs, je ne vous ai guère entretenus que des maladies dans lesquelles la chaleur s*él6ve au^desssus du taux normal. Mais il est un grand nombre d'affections (surtout chez les vieillards) qui donnent naissance au phénomène inverse, en provoquant un abaissement réel de la température des parties centrales. Sans parler du choléra (1), dont les effets à cet égard sont universellement connus, nous pouvons citer comme exemples, certaines affections du cœur, la péricardite, les gangrènes séniles, le marasme, et diverses formes de cancer. Cet état d*algidité est un symptôme grave et qui réclame de prompts secours. Or, il ne peut être révélé que par le thermomètre, qui est appelé par conséquent h rendre ici de nouveaux services.

Mais je ne veux point aborder aiyourd'hui ce sujet : j'au*rai sans doute Toceasion, dans le cours de nos conférences de vous indiquer les résultats des recherches que j'ai entreprises sur la valeur séniéiolique de l'algidité chez les vieillards.

1. Dans le cours de la dernière épidémie de choléra qui a sévi à Paris, j'ai eu Toccasioii de constater que la température des parties centrales »o maintient au deg^ré normal pendant le cours de* la maladie, et que la chaleur s'élève aux approches de la mort ainsi que Doyère l'avait déjà si(^nalé. {Méw. de la Société (le biol., 1866.} (Note de la première édition.)

TROISIÈME LEÇON

Du rhumatisme noueux et de la goutte. — Hématologie pathologique de la goutte

Sommaire. — Fréquence du rhumatisme articulaire chronique à la Salpô- Irière. -^ Ses ressemblances avec la goutte. — Doctrine de Tidontité : silence des médecins de Tantiquité à cet égard. — Nécessité d*entreprendrc rétude préalable de la goutte avant celle du rhumatisme chronique. — Diathèse goutteuse : ses caractères généraux. — Goutte régulière, irrégtilière : goutte aig^ê, goutte chronique. — Hématologie pathologique do cette affection. — Les tophus de la goutte sont composés d*urate de soude. — L^acide urique existe à l'état normal dans le sang. — Il se trouve en excès dans le sang des goutteux. — Procédé du fil. — L'acide urique n'existe pas en excès dans le sang des rhumatisants. — La goutte n'est pas la seule maladie qui coïncide avec cette altération. — Modifications accessoires dans la composition du sang, chez les goutteux. — État des urines dans la goutte aiguë, pendant l'accès et dans rintcrvalle des accès : dans la goutte chronique.

Messieurs,

Nous venons d'étudier, dans les deux séances précédentes, les caractères généraux que présentent les maladies dans Tàge sénile ; aujourd'hui, je me propose d'appeler votre attention sur Tune des affections chroniques qui se rencontrent le plus communément dans cet hospice.

Il s'agit du rhumatisme articulaire chy^onique^ qui constitue, à coup sûr, l'une des infirmités les plus ordinaires du sexe féminin, au moins dans la classe pauvre; nous la trouvons en effet dans la proportion de 8 p. 100 parmi les femmes

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