COLON^ÏE VERTÉBRALE
Irement pour rarticulalion de la hanche et pour celles des doigts. Il existe, en outre, des épaississements considérables des capsules fibreuses et des ossifications des ligaments et des tendons. Remarquons cependant que ces différences ne sauraient justifier une séparation radicale : dans le rhumatisme paKiel, il existe bon nombre de jointures où les altérations ne sont portées qu'à un bien moindre degré, et dans le rhumatisme généralisé quelques-unes des articulations malades offrent des lésions tout aussi prononcées que dans le rhumatisme partiel ; c'est ce qui a lieu par exemple pour la colonne vertébrale.
Pour terminer cette étude, il nous reste à comparer, sous le rapport de Tanatomie, le rhumatisme chronique aux autres arthropathies à lente évolution. Mais avant d'aborder ce sujet, nous voulons vous signaler les analogies qui relient la forme chronique du rhumatisme articulaire à la forme aiguë.
DOUZIÈME LEÇON
Parallèle entre le rhumatisme articulaire chronique et les autres arthropathies constitutionnelles, au point de vue anatomique.
Sommaire. — Analogie entre les lésions du rhumatisme articulaire chronique, et celles du rhumatisme articulaire aigu. — Altérations des Jointures dans le rhumatisme articulaire aigu et subaigu. — Elles sont tantôt nulles, tantôt manifestes. — Arthrite avec exsudation. — L'inflammation n*est pas superflcielle. — Les cartilages et les os peuvent y participer. — Lésions de la synoviale. — Lésions des cartilages diarthrodiaux. — Lésions des os,
— Nature du liquide épanché dans la cavité synoviale. — Analogie de ces lésions avec celles du rhumatisme chronique.
Caractères qui distinguent Tarthrite déformante des autres arthropathies.
— Arthrite par repos prolongé. — Arthrite scrofuleuse. — Arthropathies syphilitiques. — Arthropathie goutteuse.
Les altérations du rhumatisme chronique n'ont pas un caractère spécifique. — Elles peuvent résulter de plusieurs causes étrangères au rhumatisme. — Elles sont alors, presque toujours, monoarticulaires. — Le rhumatisme chronique est le plus souvent polyarticulaire.
Messieurs,
Nous sommes actuellement en mesure de comparer, au point de vue de Tanatomie pathologique, le rhumatisme articulaire chronique aux autres arthropathies à lente évolution.
Mais avant d'entreprendre ce parallèle, il est indispensable défaire ressortir les points de contact qui existent entre les altérations du rhumatisme articulaire chronique et celles du rhu-