‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 2)Chapitre 18 sur 94 · Voir plus loin, p · texte numérisé non relu

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CiiARCOT. Œuvres complètes, t. vin, Maladies infectieuses. 6

8â MALADIES INFECTIEUSES

risme. douleurs iliaques, diarrhée. Assez fréquemment, il se manifeste partiellement, dès le troisième ou le quatrième jour, une coloration légèrement bronzée des téguments, qui bientôt est remplacée par une teinte ictérique générale plus ou moins foncée ; alors les vomissements bilieux deviennent plus fréquents ; quelquefois même, mais seulement dans les cas les plus graves, en même temps qu'il s'opère des hémorragies par diverses voies, le malade rend desselles liquides, noirâtres, et vomit, comme cela se voit dans la fièvre jaune, une matière noire semblable au marc de café. Vers le cinquième, sixième ou septième jour de la maladie, alors que tous les symptômes paraissent avoir atteint leur plus grande violence, ils s'amendent ou même disparaissent tout à coup, le plas souvent à la suite d'une sueur copieuse. La convalescence, qui se déclare ensuite, peut être franche et aboutir en définitive à une guérison complète ; mais c'est le cas le plus rare, et en général, (19 fois sur 20) de cinq h huit jours après la cessation de ce qu'on peut appeler le premier accès, il survient une rechute dans laquelle tous les symptômes que nous avons énumérés se montrent de nouveau, tantôt avec plus de >iolence, tantôt, au contraire, avec une intensité moindre. Ces deux accès constituent habituellement toute la maladie; on a vu cependant la rechute se produire une seconde et même une troisième fois. La fièvre à rechute est rarement mortelle; on n'a guère vu succomber, dans l'épidémie qui a sévi à Edimbourg, en 1842-43, que des enfants, des vieillards ou des adultes d'une constitution délabrée. A l'ouverture des corps, on a trouvé le plus souvent la rate volumineuse, la membrane muqueuse de l'intestin injectée ; d'ailleurs, aucune altératioa des glandes de Peyer ou des follicules isolés. Cette maladiene paraît avoir été observée, jusqu'à ce jour, qu'en Angleterre, en Ecosse, on Irlande et dans l'Amérique du Nord *. On a essayé»

1. Suivant M. le professeur Griesinger, elle aurait été observée aussi *''

is presque toujours sans succès, de prévenir, par Tadmitralion du sulfate de quinine, l'apparition de la rechute ou i rechutes qui la caractérisent. »

Si nous ne nous trompons, on peut, sans trop de témérité, pérer que Yépidémie russe n'aura, pour nous autres Franis, — en dehors du point de vue humanitaire, — d'autre ilérèt qu'un intérêt purement scientifique. Si le relapsing lîer avait dû se montrer en France, il l'eût fait vraisemblalementlors des épidémies qui ont sévi, à plusieurs reprises, hez DOS voisins de la Grande-Bretagne. Il n'en est pas moins irgent, ce nous semble, de réunir tous les documents relatifs i cette affection singulière et redoutable, afin que nous ne joyons pas pris à Timproviste, si, par impossible, elle devait, laiis un avenir plus ou moins éloigné, arriver jusqu'à nous.

• tn nouveau document * relatif à Tépidémie russe vient d'être communiqué à la Gazette des Hôpitaux (voy. le numéro du jeudi 20 avril 4885), par M. Doubowitski, président de l'Académie médico-chirurgicale de Saint-Pétersbourg.

C'est, paraît-il, la réponse faite officiellement par le gouvernement russe à une série de questions qui lui avaient été adressées par l'ambassade anglaise. Ce document permet de constater une fois de plus la parfaite analogie qui existe entre l'épidémie actuelle et celles qui, en 1813, puis en 1847, ont ^vi dans diverses parties de l'Europe, plus particulièrement en Ecosse et en Irlande.

I^sà présent, la comparaison pourrait être soutenue à tous 'es points de vue. En ce qui concerne l'appareil des symptô-

^nuignc, lors de répidémie de typhus qui a régné en 1847, 1848, dans ^^^r^t% parties de la Silésie. (Virchovfs Handbuch, bd. II, 2 abth.) l.Ce second article est extrait de la Gazeite hebdomadaire, 1865, p. 257.

mes et les caractères nécroscopiques, Texacte ressemblance de la maladie dominante à Saint-Pétersbourg avec le relapsing fever des Anglais a été déjà suffisamment reconnue. On a également fait ressortir comme il convient que dans Tépidémie russe, tout comme dans les épidémies anglaises, la fiamine d'abord, puis Tencombrement, sont les deux grandes circonstances étiologiques qu'il faut invoquer. Le document émané du gouvernement russe permet un nouveau rapprochement: il nous apprend, en effet, que, actuellement, le typhus et la fièvre à rechute simultanément à Saint-Pétersbourg; mais au début de répidémie, et jusque dans ces derniers temps, c'est-àdire pendant les mois de novembre, décembre 1864, janvier, février et mars de la présente année, le nombre des cas de fièvre récurrente l'a emporté de beaucoup sur le nombre des cas de typhus. Aujourd'hui, un rapport inverse semble devoir s'établir; la fièvre récurrente tend à disparaître; le typhus exanlhématiquc et la fièvre typhoïde se multiplient, au contraire. Or, pareille chose s*est présentée maintes fois, dans les épidémies d'Angleterre, et un auteur qui les a étudiées d'une manière approfondie, a pris soin de relever ce fait, auquel il attache une certaine imporlance.

t< Dans les épidémies mixtes », dit M. Murchison {A Treaiis^ on the continued Fevers of Great Britain, London, 1862, p. 299), « la proportion relative des cas de typhus et de fièvre » à rechute a varié suivant les temps et suivant les lieu^î » mais, en règle générale, la proportion des cas de fièvre *• » rechute s'est toujours montrée plus grande au commence » ment qu'au déclin des épidémies. A mesure que les épid*' » mies ont progressé, le typhus a pris la place de la fièvre * » rechute, »

Cette loi de succession des deux maladies, dans le coa^ d'une môme épidémie, a conduit M. Murchison à des vue^' au moins fort ingénieuses, relativement à l'étiologie comparé^

du typhus fever et de la fièvre à rechute. Celle-ci, d'après lui, est la fièvre de famine par excellence, tandis que celle-là serait, si Ton peut ainsi dire, la maladie de l'encombrement. Quoi qu'il en soit, il y a là une question qui vaut bien la peine d'être discutée, et sur laquelle nous comptons revenir par la suite, si les études qui se poursuivent sans doute, actuellement, au sujet de l'épidémie russe, nous en fournissent Toccasion.

Pour le moment, faute de renseignements suffisamment précis, nous devons nous borner à enregistrer, tels qu'ils se présentent, les documents relatifs à cette épidémie. Nous reproduisons aujourd'hui, à peu près dans son entier, le rapport communiqué par M. Doubomtski. Nous en avons retranché la description symptomatologique et nécroscopique de la fièvre à rechute, parce que cette description nous a paru être de tous points conforme à celle qui a été présentée par M. le docteur Hermann,dans un travail dont la Gazette hebdomadaire a déjà rendu compte. Le document officiel du gouvernement russe contient plus d'une assertion inattendue^ notamment en ce qui concerne la contagion ; mais, nous le répétons, notre rôle, en ce moment, n'est pas de le contrôler.

« Première question. — Quels sont les noms, en français et en allemand, par lesquels les médecins des hôpitaux et les professeurs de médecine, à Saint-Pétersbourg, désignent la maladie?

»> Réponse. — L'épidémie ne présente à l'observation rien de nouveau, rien d'inconnu à la science; point de forme unique, mais bien le genre typhoïde avec diverses modifications ^nnues : ainsi, fièvre typhoïde^ typhus pétéchial^ fièvre ty^ fhoide bilieuse [bibliôses-typhoîd des Allemands), fièvre ré- ^rrente (febris recurrens, recurrendes Eieber des Allemands, f^iapsing fever des Anglais) .

» Le typhus et la fièvre typhoïde sévissent à Saint-Péters-

bourg presque chaque année, en automne, et s'affaiblissent vers le mois de novembre, époque à laquelle un grand nombre d*ouvriers quittent la capitale. Vers le mois de mars et d'avril suivants, époque du grand carême, de la fonte des glaces et de la rentrée des ouvriers nomades dans la capitale, ces fièvres reparaissent, et surtout sans présenter des particularités inconnues à la science médicale.

» Le typhus qui sévit aujourd'hui ne diffère des fièvres dont nous venons de parler que par une plus grande extension et une plus grande intensité des symptômes qui le caractérisent; pourtant, d'autres maladies, qui appartiennent au même genre de maladies typhoïdes, viennent de se montrer pour la première fois à Saint-Pétersbourg, et le nombre des cas constatés l'a emporté sur celui des fièvres typhoïdes, pendant les mois de novembre, décembre <864, janvier, février et mars de celle année. Ce sont la fièvre typhoïde bilieuse, et tout particulièrement la /iàvre récimente.

» Deuxième question. — Est-ce que la maladie était connue auparavant en Russie, soit dans la capitale, soit ailleurs, et, dans ce cas, jusqu'à quel point s'esl-elle développée?

» Réponse, — Bien que la fièvre récurrente n'ait jamais élé observée à Saint-Pétersbourg, elle l'a pourtant été avant ce jour en Russie dans quelques localités.

» En 1840, cette maladie sévit très sérieusement à MoscoUt sous la forme bilieuse tout particulièrement, où elle fut étudié^ par le docteur Govorlivoy, et Tannée dernière, elle se mont^ à Odessa.

» Aujourd'hui, en même temps qu'elle règne dans la cap*' taie, elle se montre encore dans plusieurs districts du gouv^^' nement de Saint-Pétersbourg (Novaïa-Ladoga, Gdow, Peterb^ et Tsars-koé-Selo) et sur quelques points du gouvernement ^ Novgorod, particulièrement sur la ligne ferrée où elle par^^

élre apportée de la capitale. Mais c'est surtout le typhus pétéchial qui a sévi dans ce dernier gouvernement, ainsi que dans les gouvernements de Penza, de Tauride et de Kharkow : dans quelques autres gouvernements (Aslrakan, Yilebsk, Minsk, Yolhyniey Vladimir, Kalouga, Kiew, Koursk et Toula), fépidémie de la fièvre typhoïde n'a pris qu'un développement peu considérable et ne donne qu'une mortalité peu élevée. A. Texception de Tépidémie de 18i0, à Moscou, à laquelle a succédé la fièvre typhoïde simple, nulle part en Russie, l'épidémie de la fièvre récurrente et bilieuse n'a présenté un développement considérable.

» Troisième question. — Dans l'opinion des meilleures autorités, est-ce qu'il y a eu des cas dans les hôpitaux de Saint- Pétersbourg, ou ailleurs, où la maladie s'est communiquée par le toucher? {sic).

» Réponse. — Ld, fièvre récurrente, simple et bilieuse, s'est montrée contagieuse, comme le typhus en général.

î) Quelques médecins, chirurgiens, infirmiers et gardes-malades ont été atteints de la maladie, dans les salles des hôpito; on ne compte jusqu'à présent que deux cas de mort, parmi les médecins atteints et quelques cas parmi les infirmiers ^1 gardes-malades.

» C'est surtout, comme dans toutes les épidémies, dans les logements des ouvriers, des classes pauvres, que la contagion ^propage par l'air vicié et par le contact immédiat des vêtements.

» Qttatrième question. — Que sait-on de l'origine, de la ^tureet du progrès de la maladie, des symptômes par les- W% elle se déclare, et au meilleur traitement à suivre, pour effectuer une guérison?

" Réponse. — L'origine de cette épidémie peut être at-

tribuée à des conditions mauvaises d'hygiène, d'une part;

M A la consommation de légumes (de choux et de pommes de (erre parliculièrement), mûris et poussés dans des conditions climalériques défavorables, ce qui a produit sur toulesles denrées alimentaires saines un renchérissement considérable;

» A Tusage immodéré de Teau-de-vie de grain par les oovriers et le bas-peuple;

» A une agglomération inaccoutumée d'ouvriers dans la capitale, vers Taulomne dernier, ce qui a occasionné un encombrement considérable dans leurs logements, encombrement très nuisible à une bonne hygiène, dans le climat deli Russie surtout.

» A ces causes accidentelles, il convient d'ajouter encm, comme pour toutes les épidémies, les variations atmosphéri* ques si fréquentes, surtout si prononcées sur les bords do golfe de Finlande, et qui produisent ce que les médecins nomment gcnius morborum epidemicus.

« La fièvre récurrente qui se montra, vers la fin du moii d'août dernier, par cinq ou six cas constatés par jour, s'est progressivement développée ; dès le mois de novembre suivant; on comptait déjà 500 cas de maladie observés dans les hOpi* taux civils ; vers la fin de janvier et au commencement de février, répidémie avait atteint son apogée : de sorte qui certains jours, on comptait 150 réceptions dans les hôpitaui civils; et si Ton comprend les cas de typhus ordinaires et d'autres maladies aiguès, le nombre s'en est élevé jusqu'à 250 el môme 300 par jour.

» Nous ferons cependant observer que ce dernier chiffre n< donne pas encore le nombre exact des malades, attendu que pendant plusieurs jours, le temps nécessaire pour Tinslalh lion d'hôpitaux provisoires, un certain nombre de malade sont restés à leur domicile.

)) Aujourd'hui, pendant celte dernière semaine, le nombi

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de cas de fièvre récurrente a sensiblement diminué, et le typhus péiichial, la fièvre typhoïde — genre dans lequel se transforme aussi la fièvre récurrente à son second paroxysme, — prennent la place de la fièvre récurrente.

» Aujourd'hui donc, le total général des réceptions aux hôpilaux civils est de dOO à loO par jour, y compris le typhus péléchial ou la fièvre typhoïde et les autres maladies aiguës.

» Les hommes sont plus sujets à la maladie que les femmes. Les ouvriers adonnés à la boisson ont été surtout plus particulièrement atteints du mal.

» On n'a pas encore trouvé un traitement qui convînt à chaque cas; le médecin portant son attention sur la fièvre et sur l'élat des organes abdominaux réussit le mieux.

» Ce sont toujours les acides minéraux (élixir acide de Haller) et le chlore que Ton emploie de préférence. Les traitements symptomatiques et palliatifs, appropriés à des complicalioDs locales, trouvent toujours leur indication (ainsi les laxalife, l'huile de ricin, le calomel, les compresses réchauffantes, 'w opiacées, etc., selon les circonstances). Le sulfate de quinine, recommandé par quelques-uns, n'a pas toujours produit de bons effets. Mais son utililé était plutôt reconnue comme iQoyen palliatif soulageant les sensations de douleur, et comme unremède fortifiani, dans la période de convalescence, où il a été quelquefois employé avec les préparations de fer et la diète Dulrilive, surtout quand il y avait à combattre une anémie des convalescents. Pour plus de détails, nous renverrons, à l'article du docteur H ermann, contenant la description de cette maladie, ainsi qu'au compte-rendu anatomico-pathologique du docleur KCttlner, insérés dans les deux premiers cahiers de Sam-Pétersburger mediciiiische Zeitschrift de celte année.

» Le gouvernement n'a rien négligé pour soulager le sort des malades : ainsi, on compte près de 3,500 lits temporaires. De son côté, le conseil de salubrité de Saint-Pétersbourg, sous

la présidence du gouverneur général, prince Souvorow, a pris toutes les mesures nécessaires pour arrêter, autant que possible, le développement de la maladie. Une caserne d'infanterie et une manufacture impériale ont élé converties en hôpitaux provisoires en quelques jours.

» Des commissions spéciales ont été nommées pour aller visiter les demeures des ouvriers; le physicat de la capitale a reçu Tordre d'inspecter les marchés avec le plus grand soin.

» Des règles à suivre^ rédigées en langage usuel, courtes et précises, ont élé affichées sur toutes les places.

» Une souscription, provoquée par le conseil, pour venir en aide aux malades convalescents par des secours en nature et en argent, a rencontré la plus vive sympathie, dans toutes les classes de la société.

» On peut penser que c'est à ces utiles mesures qu'est due la diminution aussi subite qu'importante que l'on constate aujourd'hui, dans les cas de maladie.

» Cinquième questioii, — Quelle a été la proportion entre la population de Saint-Pétersbourg et le nombre journalier des personnes atteintes de la maladie?

» Réponse. — Si nous admettons le chiffre approximatif de SOO.OOO habitants, d'après le nombre des cas par jour relatés plus haut, nous avons pour le maximum, pendant quelques semaines seulement du mois de février, 300 cas par jour,/îèvre récurrente^ typhus et aut?*es inaladies y comprises : la proportion approximative ressort de ces deux chiffres.

» Nous ajoutons :

» Le nombre des réceptions aux hôpitaux, dans les derniers mois de 186i, présentait, sur celui des entrées des mêmes mois de 1863, une augmentation de 30 à 40 pour 100; au mois de janvier 1865, elle surpassait à peu près de 50 pour 100

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le nombre des réceplîons de janvier 1864, et le nombre des réceptions de février 1863 surpassait celui de 1864 de plus de 100 pour 100.

» Sixième question. — Quelle a élé la proportion entre les cas de maladie et celui des morts ?

» Réponse. — Ce n'est pas à la fièvre récurrente que l'on doit attribuer le plus grand nombre de cas de mort, mais au /y/)AM5 pétéchial et à h fièvre typhoïde.

» Ainsi, au début de l'épidémie, la fièvre récurrente donnait la proportion de (1 : 20) 1 mort sur 20 malades soignés dans les hôpitaux; dans son plus grand développement, elle donnait (1 : 12 et iO) 1 mort sur 12 et 10 malades, et même au-dessous, dans quelques hôpitaux.

M Le typhus pétéchial donnait toujours des proportions beaucoup plus défavorables (i : 5 et même 1 : 4), \ mort ^urS ou même 4 malades, dans quelques hôpitaux.

» Eu général, le nombre des morts, pendant les six derniers mois de 1864 et de janvier 1865, a dépassé celui des mêmes mois, en 1863, à peu près de 2,000. La mortalité relative dans les hôpitaux a également beaucoup augmenté, surtout pendant ks premiers mois de Tannée 1865,

» Si donc, on compare le mois de janvier 1864 au mois de janvier 1865, nous trouvons :

> Pour le premier (1 : 17) 1 mort sur 17 malades traités, et pour le second (1 : 1 1) 1 mort sur 11 malades, toutes les maladies aiguës et chroniques y comprises.

» 11 reste évident que si Ton ne comprend que la maladie fièvre récurretUe et typhus, la proportion sera encore plus défevorable.

» Septième question. — Quelle a été la plus grande mortaiilé, dans un seul jour, à Saint-Pétersbourg?

Réponse. — La mortalité journalière due aux maladies épidémiques, dans les hôpitaux, typhus et fièvre récurreniej ne s'est pas élevée, au maximum, à plus de 60 par jour^ et comme moyenne, elle a été de 25 à 30 par jour.

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