‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 3)Chapitre 61 sur 85 · Aujourd'hui le nombre deà sujets est (Je · texte numérisé non relu

Aujourd'hui le nombre deà sujets est (Je

t26 l'hYMOTISME chez les HTSTÉRIOirES

tani, i-onmir-nt il «p Tail qup le courant galvanique agisse îot ]'■ rentre nervpu\, au Iravers des parois du crAne. ooa plu; que le [loint e\act de la masse encéphalique sur lequel porte partieulièrement son action, suivant le lieu d'application df« «ïcitaleurs.

Que le c-ouranl agisse sur l'encéphale directement ou par indurlioii. que les régions intéressées appartiennent àrécorce cérébrale, au manteau ou aux parties hasilaires de l'encéphale, peu importe quant à présent.

I.e seul fait que nous voulions, pour le moment, relever. c'est rimprcssioiiiiabilité au courant galvanique, des région* encéphaliques motrices pendant l'état de léthargie h\-pnotique.

O Tait nous parait d'autant plus intéressant qu'il \-ient s'ajouter aux caractères nosograpliiques déjà si précis de la léthargie hypnotique et que nous n'avons rien trouvé de semblable dans la littérature médii:ale relative à la galvanisation de la tôte clien l'homme.

Je reviens aujourd'hui (i) sur la communication que j'ai faite h la Société, dans la 8(iance du 7 janvier. J'y voudrais ajouter de nouveaux détails et apporter aux conclusions auxquelles je m'étais arrêté provisoirement, des modifications rendues nécessaires par dos observations ultérieures.

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je le rappelle, ont présenté le caractère d'une secousse plus ou moins brusque, et ils se sont montrés généralement à la fermeture du courant. La même expérience, répétée dans l'état de veille, chez ces quatre sujets, a toujours donné un résultat négatif. Ces expériences ont été répétées plusieurs fois chez la même malade et ont toujours donné les mêmes résultats. Ainsi, chez C..., il y a eu deux séances ; deux chez W... ; quatre chez P... et jusqu'à dix chez B... Dans chacune de ces séances, les mouvements croisés et exclusivement croisés ont été provoqués environ une quarantaine de fois : soit 720 fois en tout. C'est là, dans Teapèce, un chiffre qui peut paraître considérable. En me fondant sur ces résultats, constants pour la série, j'avais été amené à conclure, provU soirernent toutefois, que, dans l'état de léthargie hypnotique avec hyperexcitabiUté neuro-musculaire, il existe une hyperexcitabilité neuro-musculaire spéciale de certaines régions de l'encéphale.

Il était devenu nécessaire d'établir que l'excitation galvanique extérieure se transmet réellement à travers les téguments, la paroi crânienne, la dure-mère, jusqu'à l'encéphale. C'est là, on le sait, une question qui divise les auteurs ; personne de vous n'ignore comment M. Erb a cherché à la résoudre par la voie expérimentale. Avec le concours de MM. Richer et Péré, j'ai répété Texpérience de M. Erb, en la modifiant. Voici le dispositif que nous avons adopté, et en même temps, l'indication des résultats obtenus.

Sur un cadavre, l'une des moitiés du crâne est enlevée par deux traits de scie, l'un horizontal, l'autre vertical, comme on a l'habitude de le faire pour la préparation de la faux du cerveau. L'hémisphère de ce côté est enlevé. Deux tiges métalliques, enduites de cire à modeler, sont plongées dans l'autre hémisphère, resté en place. L'une, supérieure, est recourbée de façon à contourner le bord inférieur de la faux du cerveau

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et à alteiodre par soq e\tréiniLé la surface corticale, vers la partie supérieure des circoOTolatïoas ascendantes. L'aatif lige, placée plus inférieuremenl. est droite et enfcmcée directement au travers de l'hémisi^ëre, de façon k ce que 50d e\trémtté atteigne la bce inteine de l'os temporal. Les estr^ mités des deux tiges sont mousses, et poussées avec précaution jusqu'au contact des parois osseuses elles ne peuvent déchirer la membranes qui revêtent ces parois. Ensail«, \ff parties libres des deux liges métalliques sont isolées de nouveau avec de la cire fondue, dont on remplit d'ailleurs exach^ ment toute la partie de ta cavité cr&nienne laissée vide par l'ablation d'un hémisphère.

EnÛn. les extrémités libres des deux tiges sont reliées i un téléphone. Alors, le courant galvanique est aj^Iiqué sur le cAté du crftne demeuré intact, de la même laçon qu'il l'a été chez les malades, à savoir un électrode sur le sommet du crftne k quelques centimètres en dehors de la ligne médiane ; l'autre, un peu au-dessus et en arrière du pavillon de l'oreille. L'intensité du courant était représentée par 1° du galvanomètre gradué en milli-Weber. Les choses étant ainsi disposées, chaque fois, à l'ouverture et à la fei^ meture du courant, l'oreille appliquée sur le téléphone perçoit un petit claquement net. Lorsque les deux tampons

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resle muet au moment des interruptions. Dans tous les cas, la patte galvanoscopique de la grenouille a donné les mêmes indications soit négatives, soit positives, que le téléphone. Cette expérience, on le voit, dépose en faveur de l'opinion qui admet que les excitations galvaniques d'une certaine intensité, appliquées sur la surface du crâne, s'étendent jusqu'à l'encéphale. Je ne voudrais pas, cependant, lui accorder plus d'importance qu'elle n'en mérite, et je la livre à la critique de mes collègues.

Notre deuxième groupe se compose de quatre malades hystériques hypnotisables plongées, comme les précédentes, dans l'état de léthargie avec hyperexcitabilité neuro-musculaire. Voici ce que nous avons observé chez les sujets de ce deuxième groupe, les conditions de l'expérience étant exactement les mêmes que ci-dessus. Sur un même sujet, les résultats ont quelquefois varié d'une expérience à l'autre, mais, toujours, les mouvements des membres et de la face occasionnés par l'interruption du courant galvanique, appliqué sur un des côtés du crâne, se sont produits avec une prédominance marquée du même côté du corps, 11 ne s'agit donc plus ici, comme dans le groupe précédent, de mouvements exclusivement hétéro-latéraux, mais, au contraire, surtout de mouvements homo-latéraux par rapport au côté du crâne ou l'excitation galvanique était produite. J'ajouterai que, sur les quatre sujets de ce groupe, trois ont présenté, pendant l'état de veille, sous l'influence de la galvanisation céphalique, des secousses semblables à celles qui avaient été observées par le même procédé pendant l'état de léthargie. Ainsi, chez une seule de ces malades, les secousses provoquées par l'excitation galvanique du crâne ont paru propres à l'état hypnotique.

Pour ce qui est de notre troisième groupe, il comprend deux

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hystériques hypnotisées chez lesquelles la galvanisation céphilique pratiquée dans les mêmes conditions que précédemment, n'a donné lieu à aucun mouvement. L'une de ces malades présentait à peine le phénomène de l'hyperexcitabilité neuromusculaire, l'autre ne le présentait également qu'à un degré fort incomplet.

Les résultats que je viens d'exposer rendent, je le crois du moins, pour le moment, toute conclusion définitive impossible. Pourquoi les secousses consécutives à la galvanisatioD d'une moitié du crâne se produisent-elles chez un certain nombre de si^ets du côlé opposé du cotps, tandis que, chei d'autres, en nombre égal, ils se pi^duiseot du même côté? L'excitatioa des régions dites motrices de l'encéphale ne saurait rendre compte, je pense, de ces résultats. Il y a donc là bien des inconnues à dégager. Peut-être pourrait-ou, se tondant sur les expériences bien connues de Marshall-Hall. Brown-Séquard, Bochefontaine, Duret, ^re intervenir ici l'excitation des régions sensibles de la dure-mère ? Mais, sur ce point, je ne saurais me prononcer quant à présent.

Quoi qu'il en soit, les résultats obtenus dans cette série de recherches, tout contradictoires qu'ils parfùssent, offrent cependant, je crois, quelque intérêt. Ils démontrent, pour le moins, une fois de plus, combien il faut se montrer réserxé en niiiliùiv d'Iiypiiuli^nif. foiiniu'

LÉTHARGIE ET HYPEREXCITABILITÉ NEURO-MUSCUIAIRE 431

Remarques à propos de la communication faite à la Société de Biologie le 14 janvier ISSB» par M. Dumontpallier (1).

Les fuib observés par M. Dumonlpallier (2) sont, sans (loule, fort intéressants. Mais il n^y a pas d'assimilation possible entre ces phénomènes et ceux que j'ai communiqués à la Société dans sa séance du 7 janvier. En effet, les faits que j'ai signalés sont relatifs à \dL forme lotliargique avec hypercxcitabilUv neuro-musculaire^ et, chez les malades présentées par M. Dunjontpallier, cette hyperexciîabilité n'existe pas.

L'hyperexcitabilité en question, je tiens à le rappeler, est un phénomène objectif des plus saisissants. En effet, quand, elle existe, en excitant mécaniquement par pression à l'aide d'un petit b&ton, d'un manche de plume, par exemple, ou encore par un léger attouchement, le tronc d'un nerf, tous les muscles tributaires de ce nerf entrent en contraction : c'est ainsi que se produisent les griffes radiale, cubitale, médiane,

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