X. Ruptures et perforations de l'aorte par cause interne
Les solutions de continuité de Caorte^ quelle que soit leur étendue, sont presque toujours immédiatement mortelles. Une hémorrhagie foudroyante se déclare soit à l'extérieur, soit à l'intérieur ; le sujet pâlit rapidement, perd connaissance et expire.
Il existe cependant quelques cas exceptionnels dont l'issue n'est pas aussi promplement funeste. Les ruptures de [aorte (hors le cas d'anévrisme) et nous en dirons tout-à-l'heure les causes, peuvent ne point intéresser toute Tépaisseur des tuniques artérielles ; dans ce cas, l'épanchement sanguin se fait entre les lamelles qui constituent les parois du vaisseau, et il se forme un anévrisme disséquant. Lorsqu'au contraire les trois tuniques ont été simultanément déchirées, une hémorrhagie foudroyante a presque toujours lieu ; cependant, il arrive parfois que la vie se prolonge pendant quelques heures, et même quelques jours. On peut supposer, en pareil cas, que la tunique celluleuse, demeurée intacte après la rupture des deux autres, a pu momentanément résister à Teffort du sang: la mort n'est survenue qu'au moment où elle a cédé. S'il ne s'est point formé, en pareil cas, un anévrisme disse-
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quant , cela tient à la coliéBion iolime des tuniques, qui etl U règle chet les jeunes sajeta et chez ceux dont l'aorte n'a point subi d'altérations palludogiques ; c'est effectifemenl ehex les vieillards qu'on obsetTe le plus souTenl ce décollement des membranes, qui permet au sang de s'ïnOUrer dini leur interstice. Les fails chirurgicaux dont nous n'avons pis à nous occuper ici spécialement, mais que nous pouvons invoquer à Litre d'exemple, Tiennent, du reste, à l'appui de celle manière de voir. Ainsi, un choc exercé jsans intermédiaire sur ie vaisseau lui-même, comme il arrive pour les plaies d'armes & feu, peut en dissocier les lamelles, tout en les perforant; nous en avons rapporté plus haut un exemple, d'après Raidlansky. Il semblerait donc que, toutes choses égales d'ailleurs, une secousse plus violente est nécessaire pour séparer les tuniques d'une artère que pour les déchirer.
Dans la majorité des cas les ruptures de Taorle succèdentl une aliération de texture: la dégénérescence athéromateose. K' cancer, ramiiicissemenl des [taroi-* arlérielles, sont au nombre des causes prédisposantes les plus efGcacos. L'accidonl peut alors se produire sponlanémenl, mais, en tout cas, comme il sera dit à) 'article : Lésions tiaumahgues de faorte. in