C. Arrivons rapidement, sans trati^itiun, aux animaux suirt
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eurs, car l'analomie comparée n'est pas, pour nous, le but, le n*est que le moyen. Or, nous retrouvons chez les animaux ammifères adultes, chez le chat entre autres, le revêtement nthélial continu, mais polymorphe, que nous décrivons tout rheure. A Tétat fœtal, au contraire, chez cet animal, imme chez tous les mammifères, Tépithélium est unirme.
C'en est assez, Messieurs, pour ce qui concerne les anitaux ; il nous faut actuellement considérer l'homme, objet 3écial de nos éludes. En premier lieu, nous envisagerons état fœlal, époque de la vie où le revêtement épiihélial peut ïujours être mis en évidence, même par les procédés les plus lémenlaires.
Je mets sous vos yeux un dessin représentant la coupe en •avers de Textrémité en cul-de-sac d'une ramification bronhique ultime, chez un fœlus de trois mois. La disposition si, ici, des plus simples : une bordure régulière de celales, composant une seule couche, plus haute que large, s rapportant, par conséquent, d'une manière très nette, u type cylindrique et présentant un noyau sphéroïde bien ccenlué, recouvre la paroi de la cavité dans toute son étendue Fùj. 12).
Tout récemment, un fœtus de sept mois, qui avait respiré eut-être pendant deux heures, a été mis à notre disposition. 3 vais vous exposer en quelques mots les particularités très itéressantes qu'offrait l'examen du poumon de cet enfant. Les ivéoles étaient partout revêtus, comme dans le cas précédent, 'un épithélium complet. Seulement, par rapport à la consti- Uion de ce dernier, il importe de faire une distinction : 1" Les
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uns, relativement Irfes élroils {Fig. 13, ii), avaienl coonné ce que j*appellerai le caraclère fœlal, c'esl-à-dire que les ed- Iules de revôlemenl se monlraient aussi hautes que larges; — 2"" Sur crautrcs alvéoles plus larges, plus distendus (Fiy. 13, m), les cellules de répilhélium avaient subi une espèce d'aplitissemeiil, de telle sorte que, sur les coupes tnnsTersales, os les voyait sous IVpect de cellules fusiformes, possédant on noyau très saillant, et, quand Tœil rencontrait de front li paroi alvéolaire, sous l'aspect de cellules polygonales; — 3'' Enfîn. on observait des alvéoles dans lesquels il éliit loisil)le de reconnaître un état pour ain^i dire intermédiaire.
Sur une portion de la cavité, le revêtement était encore
Fig. if — I. KiMth'*Iiiini ■!■"« :iU<'ii|i« |iiiltn»!iai'<-4 ■ lu*/ un firlu* il^ ^rpl m«>i|i, MTaat rnairr
ilcui heure!», n. Alv'oli* non (li«t<>r)(lu. re>t«' à l'rtnl ftrt'il, m. Alvf^ole distondu : U |>lii|iai ( <l'« • i'llult'< i-|iit!i-li4li'<k nnt oulu un •*|*l->lis«>^in«»nl piaf m
nioin« proDOii'''.'.
constitué par des celiiiles ciil)«/hl«»<, tandis que sur d'autres. contiguës aux précôdenttvs, les cellules avaienl éprouvé un aplatissement très manifeste.
Cet aplatissement des cellules épiihéliales est la règle chez les fœtus à terme qui ont respiré, même à peine quelques
ÉCITUÉLIUH rULUONAlRE DU PCETUS 47
. heures. Voici, d'ailleurs, les caraclëres du revêtement épilhéliai chez le nouveau-né {Fig. 14).
L'épithélium est conÙDU, composé pour la plus grande partie des cellules polygonales, ayant on noyau central, sphérique et un proloplasma grenu. QuanL à ses contours, ils sont visibles sans préparation ou faciles à dessiner par l'action soit du nitrate d'argent, soil de l'osmium. Mais, selon toute vraieenibiance, par suite de la Fusion de quelques cellules voisines, il est interrompu çà et \k par des plaques claires, plus ou moins larges, sur lesquelles tes noyaux peuvent rester apparents ou ôtre, au contraire, complètement effacés. U s'agit donc lô, en déûiiitive, d'un épithélium continu mais polymorphe. En général, les cellules h. proloplasma se votent plutôt dans les mailles inlercapillaires et, par contre, les plaques sans noyaux recouvrent les vaisseaux.
raprci Schallu: El Itan
L'aplalisscmentde la cellule épithéliale qui commence à se prononcer i!i une certaine époque de la vie fœtale, et qui se complète chez le nouveau-né, est-il la conséquence toute mécanique de la dilatation quo subissent les cavités respiratoires soil par le fait du développement, soit par le Fait de la distension des cavités par l'air atmosphérique ? Je ne voudrais pas le garantir, bien que cette opinion ait été émise récemment par M. Kfltlner '. Pour l'établir, cet auteur se fonde sur les résultats de l'examen des poumons de dix-neuf fœtus [hommes et animaux), M. Killlner poussait une injeclion de géla-
Vii-chowS ArMv, I87S, t. LXVI, p. 12.
48 tPiTBtuuii naamum m l'mhib }
line dans les poumons encore éhaadSt pas U pt^liquait l'en* men microscopique. Celui-ci faisait recoDiulIra 91e» dm Ici alvéoles où le liquide avait pénétré, l^épitUBom était tpU tandis que dans ceui qui n'avaient pu été djttondai les cellules avaient conservé la forme cubique.
Un résultat acquis par M. KQttner dans ses ndmdies cl qui me parait mieui démontré que le préeédeot» e*est qne, chez les animaux adultes, le chien entre anires, les épilhèliums, dans les cavités respiratoires, seraient d'aotant ptai larges et d'autant plus plats, qu'ils siègent dans une r^;ioB plus voi^ine du fond des cavités alvéolaires. En revanehe, le$ cellules situées sur les bords tranchants qui limitent les oriGces de ces alvéoles, surtout dans la partie désignée sous le nom de conduits alvéolaires^ se rappmeheraient par leurs caractères morphologiques des cellules pavimenteuses qui tapissent la face interne de la bronchiole terminale.
Voici les dimensions respectives des cellules de revêtement prises sur les divers poînls des canalicules respiratoires d'nn chien adulle.
Épithélium des bronchioles lerminalcs 0,009 a
— des reph^des parois alvéolaires. . . 0,013 u
— du fond de Talvéole 0,050 ji
J*ai obtenu des résultats conformes à ceux qui précèdent chez le cochon d'Inde.
Nous voici parvenus au point où nous devons indiquer comment il est possible de déceler Texistence du revêtement
SES CAltACTÈRES 49
épilhélial pulmonaire dans l'espèce humaine, à rétat normal, pendant la vie extra-utérine et où nous devons, en outre, vous en faire apprécier les caractères.
Dans certains cas pathologiques, rien n'est plus simple, ainsi que vous le reconnaîtrez bientôt. C'est déjà là, sans doute, un argument à invoquer en faveur de la réalité même de ce revêtement. On pourrait faire valoir aussi qu'il serait étrange que Thomme seul flt, sous ce nipport, exception parmi tous les autres mammifères. Mais ces considérations ne sont* pas, à tout prendre, des arguments absolument péremptoires.
Les difficultés proviennent principalement de ce que les méthodes qui sont appliquées avec succès chez les animaux, celle de l'imprégnation d'argent, par exemple, sont inapplicables dans le cas de l'homme, parce que, chez lui, l'investigation anatomique ne peut se faire que vingt-quatre ou quarante-huit heures après la mort, à moins de conditions spéciales qui n'ont pas encore été mises à profit. Or, l'emploi des méthodes en question n'est suivi de résultats satisfaisants que chez l'animal frais, alors que les tissus ont conservé un certain degré de vitalité. Ce sont donc les procédés les plus sommaires qui, jusqu*ici, ont été mis en œuvre. Ces poumons sont durcis par lalcool et réduits en tranches minces. A ce moment, une difficulté particulière se présente : la lame épithéliale dont l'existence est supposée devra être coupée deux fois avant, d'être portée sous l'objectif du microscope et l'on comprend que le mince filament qui devra résulter de cette double section sera bien souvent chassé de la préparation par le fait même des manipulations qui précèdent nécessairement l'examen. Il faut ajouter que les vaisseaux capillaires qui rampent sur les orifices des cloisons offrent fréquemment, quar ^ sont pas injectés et que ToBil les rencontre d'* rence de cellules fusifoimes, munies d'
Charcot. Œuvres complètes, t. Vt Poumaw
50 H^UTt DE i-'ftwnitmiM
d'où, une cuise d'erreur d'inlerpréUlioii que M. Zaakari^
pas inanqui de Taire ressortir.
Pour l'éviter, Colberg a pris le sun dlnJMlOTlas v à l'aide d'une substance colorée, aTtot de réduira le en tranches minces. Sur les préparaiions aînai fasUM réussies, on observe ce qui suit : Une mince lamelle, oompoefli de cellules d'apparence fusirorme, jointes les par leurs borda, Tonne un revêtement sur toute l'étesdne de la paroi de l'alvéole pns^anl au-dessus des vaisaeaax carallaires. A.u niveau des légers rennements ceilulaîres. on distingue les noyaux, spliériques ou légèrement ovaUires et es* loiirés de quelque granulation;* brilliiiites qui se dessinent dani leur voisinage, au i^ein du protoplasma '. Quelqueroic, la membrane de rcvftlemcnl est roulée sur elle-mâme dans la cavili de l'alvéole.
Il peut arriver que celh^ membrane se présente de face et si, en pareil cas, on a eu la précaution de Taire iDlerTeQi^^a^ lion du carmin, on noie les particulnrilés ci-après : De distance en distance, sur celle espèce de pellittile plissée, on aperçoit des noyaux ou des vesli.ijes de noyaux, souvent semi-lunaires.
réTraclant assez Tortement la lumière et dmitle contour arrondi est complété par une li^iie éi^alemenl dL'mi i-irculaire de Gnei granulations {Fig. lîi) *. Les (li\i-ion!' qui séparent les cellules tes unes des autres ne sont pas visibles; mais noua recon-
HÔLE GLANDULAIRE DU l'OUMON 51
naîtrons bientôt qu'elles s'accusent sous l'influence des moindres irritations.
Tels sont, Messieurs, les faits propres à mettre en évidence l'existence d'un revêtement épilhélial à la surface des canali- Dules respiratoires chez l'homme à l'état normal. On peut, d'auprès ces données, affirmer qu'il s'agit là d'un revêtement complet, continu, recouvrant les vaisseaux eux-mêmes; mais il est difficile de décider, à l'aide de ces moyens d'étude très- [mparfaits, si cet épîlhélium est composé de cellules uniformes portant toutes des noyaux ou des vestiges de noyaux. Nous verrons bientôt que les faits du domaine pathologique plaident en faveur de Vuniformité des cellules du revêtement épilhélial pulmonaire.
Toutefois, avant d'aborder Texposé des faits pathologiques, il est deux points que nous ne pouvons nous dispenser de loucher :
1* Si Ton en juge par les caractères morphologiques, les cellules aplaties, soudées les unes aux autres, à noyaux rudimenlaires, n'ont sans doute qu'une vitalité obscure. Elles acquièrent, comme nous aurons l'occasion de le montrer, une sorte de de revivescence sous l'influence des causes irritalives. Les recherches de Millier et de Ludwig, infirmées à la vérité par celles de Pfltiger, Sirasbury et Wolfberg, tendent à établir que le tissu du poumon joue dans l'accomplissement des actes chimiques de la respiration, le rôle d'une glande. Il aurait sur l'exhalation de l'acide carbonique une action spécifique en vertu de laquelle cet acide serait, à proprement parler, sécrété. Si cela était vrai, il faudrait, selon toute probabilité, rattacher cette fonction à l'épithélium pulmonaire. Toujours est-il que la présence de cet épithéliumà la surface du poumon suffit pour prouver que le contact immédiat del'air inspiré avec
52 ANALOGIE DE L'tPITIÉiniM PVUMIUllll ATM
la paroi des vtÎBseaux capiUiini du poumon, ik'ast pm» SMAI dition nécessaire à raccompIistemeDl r^oUtr dw i piratoires.
2* L'auire poioi sur lequel je reux appeler votn est le suivant : Composé d'une seule coudM de eellales plaUi. soudées entre elles parundinent, l'èpilh^ain pnlmoDuredt l'adulle se confond en quelque sorte, morphtiIogiqueiDeid, avec les endolhétiums qui recouvrent les membranes sAreusM. les parois des vaisseaux lymphatiques etseoguins^t dootn caractère commun, vous le savez, est de se développer ebet l'ciiibryon aii\ di^pens du feuillnl mojen du blastodemit: tandiit que les feuillets externe et interne donnent naisMoce i des rc\âlemenl3 cellulaires nyant |>lu»ieur8 couches — ttU sont les revêteineiils é(iic]ermique!t. — ou encore à des revêtements d'une ou plusieurs couches constlluées par des cellnlr< molles et épaisses: ù cette dernitre calégorie appartiennenl les revêtements de la mouibrnnc muqueus^e gaâtro-inleetiosle et des parois bronchiqu<>s. Or, les rellules de revêtement dcr canalicules respiratoires, connue celles qui tapissent les bronches, naissent dans le feuillet interne. Il y a donc, dans cetif organisation, une anoiniilie a^^ez remarquable puisque, d'iprès son lieu d'origine emhryogénique et sa continuité avec li muqueuse bronchique, répiibélium [nilmonnire est susceptiblr d'être considéré comme ini véritable épiilii>]ium, tandis que,aD point de vue morphologique, il st rapproche des endolbéHunir.
Nous ne faisons que signaler tn passsani celle direcutlé. dont la solution appartient à l'anaioiiiie philosophique et nous devons nous borner k déclarer que, pratiquement, dans lei conditions pathologiques, l'épithOliinn pulmonaire se comporte lanlAt à la manière des en^lulhéliums développés au\ dépens du feuillet bla!i<odermique moyen, tantôt à la tnanièn'
ALOGIE DE l'ÉPITIJÊLIUM PULVONAUŒ AVEC LES ENDOTllÉLIUMS 53
1 épilhéliums proprement dils. C'est là une assertion qu'il ne is sera pas dirficile de justiQer dans la prochaine séance )t la première partie sera consacrée à une rapide esquisse principales modifications que peut subir Tépilhélinm pulnaire sous l'influence des causes pathologiques.