RÉTRÉCISSEMENTS ACCIDENTELS
t. XLIII, p. 43,i860.— SO.Rauchfuss. Virch. Arch., i. XVIII, 1860. — 51. Béraud. Gazette médicale de Paris^ 1858. — 32. Schreiber. Wocfienbi. d. Gesellschafl d. Aet^zte in Wieriy no 2), p. -::05, 1862. — A ces faits, il faut joindre les observations suivantes, qui ne sont pas mentionnées par Forster, ou qui ont paru depuis la publication de son ouvrage. — > 53. Walshe. Med. Times and Gazette^ 1857. ~ 54. Viaud-Grand marais. BulL de la Soc. anat,^ 1H57. Analysé dans le rapport de M. Vidal. — 53. De Bary. Virchow's Arck,, aoilt 1865. I.e nombre total des faits jusqu'à présent connus s'élèverait ainsi à cin- 4juante-cinq.
Rétrécissements accidentels. — Ils peuvent résulter, soil d'une alléralion intérieure du vaisseau, soil d'une rétraction spontanée, soit d*une pression extérieure.
a) Les aOections diverses dont les tuniques artérielles peuvent devenir le siège ; les productions alhéromateuses, cartilagineuses et calcaires, Tépaississement de ces membranes, leur déchirure partielle, et peut-être une inflammation localisée, favorisent le développement de caillots fibrineux, qui, d'abord insérés sur les parois du vaisseau, en réduisent progressivement le calibre par leur accroissement, et peuvent enfin Toblitérer. Les faits observés par M. Barth, par Tiedemann, Goodison, etc., etc., rentrent dans cette catégorie; et d'après la lecture de ces observations, ce serait presque toujours dans la portion inférieure de Taorte qu'on rencontrerait cette occlusion par thrombose. Ordinairement limitée à une assez faible étendue, elle peut quelquefois occuper une portion notable de Tarière, et pénétrer dans les branches principales qu'elle fournit.
Dans le cas de M. Barth, le caillot obturateur occupait toute la portion de Taorte située au-dessous des artères rénales, et se prolongeait jusque dans les vaisseaux iliaques ; la fémorale droite et la plupart de ces branches étaient oblitérées ; il en était de môme des artères mésentériques.
L'adhérence du caillot aux parois vasculaires est tantôt générale, tantôt partiellei II préseule une slruclure tantôt stratifiée, tantôt homogène, et une densité plus ou moins considéraliîe.
036 MALADIES DE l'aORIE
Les anévrismes de l'aorle, dont la cavité esl remplie de dépAts ûbriaeux, peuvent amener une occlusion partielle du vaisseau par l'extension du coagulum qui les remplit et qui peut envoyer des prolongements dans le canal même de l'aitère. Knfin, les masses emboliques, quand leur volume est codsidérable, peuvent s'arrâter dans la portion terminale de l'aorte, va dans l'une de ses bifurcnlions primitives.
b) A. une distance assez considérable du canal artéiiel. l'aurte peut offrir des coarclations spontanées. Schlesingera trouvé, chezune jeune fille de quinze tins, un rétrécissemeiii tellement prononcé sur le trajet de l'aorte ihoracique, qu'il se laissait difficilement traverser par une sonde étroite: au-dessu-< dt: ce point, il existait une vaste dilatation ; au-dessou!. l'aorte reprenait son calibre ordinaire. De semblables lésion> ont été rencontrées également à l'aorte abdominale; quelque» auteurs les regardent comme congénitales ; mais il est permis de supposer qu'après avoir renfermé un caillot obturateur, qui a subi plus tan! une résorption complète, l'artère esl dcmeuri-e plus ou moins étroite au niveau de l'oblitération.
c) Les tumeurs de toute espèce, qui, développées au voi^i-