XL PÂTÉ D'ANGUILLE
Même beauté , tant «oit exquise , Rassasie et soûle à la fin.
Il me &ut d'un et d'autre pain :
Diversité , c'est ma devise.
Cette maltresse un tantôt' bise Rit à mes yeux : pourquoi cela ?
C'œt qu'elle est neuve ; et celle-là Qui depuis longtemps m'est acquise , Blanche qu'elle est , en nulle guise Ne me cause d'émotion.
Son cœur dit oui ; le mien dit non.
D'où vient? en voici la raison :
Diversité , c'est ma devise.
Je l'ai jà dit d'autre foçon ; Car il est bon que l'on déguise , Suivant la loi de ce dicton ,
« Cet homme ooostammem matliearewi expreMlon ^nertfiqne. ctqal est. je crois, de l'ioventiinide notre poSle. *tM'nqâne. «UopeD.
Diversité , c'est ma devise.
Ce fût oeUe aussi d'un mari De qui la femme était fort belle, n se trouva bientôt guéri De Famour qu'il avait pour elle :
L'hymen et la possession Éteignirent sa passion.
Un sien valet avait pour fenmie Un petit bec' assez mignon :
Le maître , étant bon compagnon , Eut bientôt empaumé la d^e.
Cela ne plut pas au valet , Qui , les ayant pris sur le fiiit , Vendiqua son bien de couchette, A sa moitié chanta goguette^ L'appela tout net et tout franc...
Bien sot de hke un bruit si grand Pour une éhose d commune; Dieu nous gard de plus grand'fortane ' I Il fit à son maître un sermon.
Monsieur , dit-il , chacun la sienne , Ce n'est pas trop; Dieu et raison Vous recommandent cette antienne.
Dvez-vous : Je suis sans chrétienne?
Vous en avez à la maison Une qui vaut cent fois la mienne.
Ne prenez donc pas tant de peine :
C^est pour ma fename trop d'honneor; n ne lui fiiut si gros monsienr.
Tenons-nous chacun à la nôtre; N'allez point à Teau chez un autie, Ayant iâei]|puits de ces douceurs :
Je m'en rapporte adk connaisseun.
Si Dieu m'avait fait Unt de grâce Qu'amsi que vous je disposasse De madame , je m'y tiendrais, Et d'une reine ne voudrais.
Mais y puisqu'on ne saurait déùke Ce qui s'est fait , je voudrais bien (Ced soit dit sans vous déplaire) Que , content de votre ordinaire , Vous ne goôiassiez plus du mien.
Le patron ne voulut lui dire rn oui ni non sur ce discours , Et commanda que tous les jours On mît au repas près du sire Un pâté d'anguiUe. Ce mets Lui chatouillait fort le palais.
Avec un appétit extrême
« C'est-MIrB^one peUte femme. Bec se prend pour boodie.
■ Pour dhne la gronda ; expretsioa proYertiialf.
• Gara pour garde, Tieu mot j grantPfitrtwu powçrand*