‹ Œuvres complètes de Jean de La FontaineChapitre 220 sur 723 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

THRASON

Il fout dire le vrai , j'en voulais à Pamphile; Et , bien que pour Tlials un amour plus fiidle Etouffât celle-d presque encore au b^ceau, Sans mentir, j'ai regret de perdre un tel moroeaa. Je ne sais quel remords tient mon âme occupée;

L'EUNUQUE, ACTE Ul, SCÈNE II.

Mais eneore être ainsi de mes mains échappée, Cest le comble da mal,, et soulSrir qu'un enfimt Des lacs d'un Tîenx rouUer se sauve en triomphant. Me présenrent les dieux d'une beauté naissante I Il n'est point de méthode en amour si puissante Qui ne Ait inutile à qui s'en piqueroit : Sonrent oei jeanes cœurs aoot plus don qu'on ne ax)it. Poor gagner son amour , je ne sais point de voie ; Cest an fbrt i tenir aussi longtemps que Troie. J'aurais, sans me vanter, depuis qu'elle est chez moi, Réduit à la raison quatre filles de roi. Tcosse pu Tépottser , mais je fuis la contrainte ; Leseal nom de l'hymen me fait frémir de crainte : El je ne voudrais pas que mon cœur fût touché DeTespoir d'un royaume à Pamphile attaché. Rien n'est tel , à qui craint une femme importune , Que de Tivre en soldat , et chercher sa fortune. ' On se pousse partout, on risque sans souci ; Et qni n'y gagne rien n'y peut rien perdre aussi. Hais rarement Thrason se plaint-il d'une dame : JosqQld peu d'dyjets ont régné sur son âme Sans payer son amour d'une ou d'autre façon. Pfaédrie en pourrait bien avoir quelque leçon ; Je n en pense pas'plus , n'étant point d'humeur vaine. VojoDs si notre agent aura perdu sa peine : Le Toid qui s'approche.

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