‹ Œuvres complètes de Jean de La FontaineChapitre 224 sur 723 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

THAÏS, THRASON, GNATON; PARRIENON, , amenant Chérie»

PARMENON.

Un mot auparavant.

GKATON.

Noos Toîd, grâce aux dieux , aussi prêts que devant : Je dînerai demain , 9^il plait à la fortune. Fab rite , Parmenon , ta harangue importune.

PAAMENON.

HoD maître , par votre ordre absent de ce séjour ,

Àveoqoe oe présent vous offre le bonjour.

k ne Teax point passer la loi qui m'est prescrite ,

Mpuierde ses pleurs quand il Êiut qu^il vous quitte :

De TouMuème à son mal vous pouvez compatir ,

Et le croire affligé sans Tavoir vu partir.

Faisant on don plus riche , il eût eu plus de joie ;

Nakniiiioiiis de b^ncceur croyez qu'il vousPenvoie.

THBASOIf.

Le présent peut passer.

THAlS.

* n me charme en effet.

Je ne raoraîs pas cm si beau, ni si bien fait.

PARMEffOM.

Oq rappelle Dons ; et quant à son adresse , En tout ce que Ton doit apprendre à la jeunesse On Ta, dès son jeune âge, instruit et façonné. A quoi qae de tout temps il se soit adonné , Sort aux arts libéraux , soit aux jeux d'exerdoe , A ganter, à lutter , à courir dans la lice, li a UNqonrs passé pour un des plus adroits : Enfin , pennettez-lui de parler quelquefois , VoQs Feotendrez bientôt en conter des plus belles > U TOUS entretiendra de cent choses nouvelles. Mon maître cependant n'exige rien de vous : VoQs ne le trouverez importun ni jaloux; n ne vous contera ni bons mots ni faits d'armes : El YOQs pourrez, Thaïs, disposer de vos charmes Sans craindre qu'il s'offense et vous tienne en souci , Comme un de vos amants qui n!est pas loin d'id. Faites entrer diez vous soldats et parasites, Poonru qu'il paisse rendre à son tour ses visites (J'entends quand vous serez d'humeur ou de loisir), n se tiendra content par delà son désir.

THRASON

Si ton maître avait dit ce que tu viens de dire...

PARMENON.

Comme j'en snis l'auteur , vous n'en faites que rire.

THRASON

Doisje contre un valet employer mon oourroox?

Que t'en semble, Gnaton?

GNATON.

Seigneur , épargnez-voos,

THRASON

Je te croirai. Thaïs, ce parleur m'incommode.

GNATON.

De vrai, les compliments ne sont plus à la mode ; Allons.

THAÏS

Quand on voudra.

THRASON

Qu'un long discours déplaît !

GNATON.

Surtout , à mon avis, quand le dîner est prêt.

thaTs.

Du zèle et du présent je lui suis obligée.

parmenon.

Le don ne vous tient pas vers mon maître engagée; S'il doit être payé , c'est du zèle sans plus.

GNATON.

Remettons à tantôt ces discours superflus ; n n'est pas maintenant saison de repartie.

thaïs.

Tu me permettras bien d'ordonner à Pythie Qne le soin de Pamphile à Doris soit commis.

Faites que' Gnaton dîne , et tout vous est permis.

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