‹ Œuvres complètes de Jean de La FontaineChapitre 246 sur 723 · L'EUNUQUE, ACTE V, SCÈNE V · texte numérisé non relu

L'EUNUQUE, ACTE V, SCÈNE V

Ed unsiot, <^e8t ma sœur que je toos yiens offrir.

DAMIS

Votre SGBar! voof rêvez : on raoriez-YOOs troorée?

CHIUÊMÈS.

A FAge de quatre ans elle fut enlevée ;

On Tient de me la rendre, et Thaïs Ta ehez soi.

AGn que Ton ajoute à ceci plus de foi ,

Dès lors que vous aurez achevé Fhyménée,

La moitié de mes biens à ma sœur est donnée ;

Avec espoir du tout , mais après mon trépas.

Quant à vous étaler tous ses autres appas ,

Je ne m'en mêle point; c'est à ceux qui Font vue.

PHéDRIE.

Chacun sait la beauté dont Pamphile est pourvue.

chérAe.

Qui la possédera doit s'estimer heureux.

PABMBNON, à Damis.

Vous-même en deviendrez , je le gage , amoureux; On ne s'en peat sauver, et fût-on tout de glace. JTestime sa beauté , mais j'admire sa grâce. Ne cherchez pas plus loin, monsieur, et m'en croyez \

cbriSmès, à Damis, Vous n'en sauriez juger si vous ne la voyez ; Aussi bien faudra-t-il prouver cette aventure. Quoique mon bien promis assez vous en assure. SI ce n'était ma sœur, voudrais-je la doter? Beaucoup d'autres raisons m'empêchent d'en douter : L'âge et le temps du rapt peuvent servir d'indice; Ce qu'en dit mon valet, ce qu'en sait sa nourrice, Une marque en son bras , une antre sur son sein.

DAMIS

rentre donc chez Thaïs, non pas pour ce dessein: H suffit de savoir la beauté de Pamphile.

Vous éclairdr de tout ne peut être inutile.

DAMIS

Touchez là , je ne veux autre éclaircissement.

Thab vous apprendra tout cet événement Sans l'ardeur de son zèle envers notre famille, Je n'aurais point de sœur, vous n'auriez point de fille. PamphUedoit aux soins que les siens en ont en Tout ce qu'elle a d'esprit , de grâce , et de vei$u. Enfin , chacun de nous étant son redevable , Pour moi de ce côté je me tiens insolvable : Ma sœur ne l'est pas moins^ son amant Test aussi; Jugez qui de nous tous doit prendre ce souci.

DAMI8.

Mon atoé volontiers se charge de la dette.

€BMÉMiS,

Que voolei-voat qall donne» 08 da mofa» qa'O prooMtter Car douwr DMintenant n'est pas en son pouvoir.

'Cevew nanqaedaiwpliiiieonédlttonf.

DAMI8.

Ce sera, je m'en doate, à Damis d'y pourvoir: J'en snisoontent, Chrêmes, et veux, sans répognmoe, Marquer cet heureux jour d'une double alliance* Ma joie et vos conseils, tout parie pour Thaïs; Nous n'avons à gagner que le oœur de mon fils : N'appréhendez-vons point l'effort qn'il fiiudia £ûre?

cHa^Ès.

S'il s'est laissé gagner, il a su vous le taire; Que pouvait-il de plus que garder le respect? Il se tait même encore, et tremble à votre aspect.

DAMIS

Ses yeux parlent assez , si sa ' langue est muette, Et j'en tiens le silenoe une marque secrète. Que cet excès de joie avait peine à sortir! Je vais prier Thaïs d'y vouloir consentir. Pour épargner sa honte, attendes que j'en soite.

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