‹ Œuvres complètes de Jean de La FontaineChapitre 252 sur 723 · LES RIEURS DU REAU-RICHARD · texte numérisé non relu

LES RIEURS DU REAU-RICHARD

BiUET. — 4659.

AVERTISSEMENT DE L'EDITEUR

La traduction en len de llSimiiqiie de Térenoe, le premier des onrrages qae la Fontaine ait livré à l'impre»lion, pronre qu'il longeait à diriger ?ert le tiiéÉtre le talent qu'il se fentaitpoor lapaésie : la vie joyeue et disilpée de n jeunene eootrtiiuait encore à fMtifler cette réacdntion; et la petite pièce qoe nom pnbliooi pour la première foif, et dont l'eiistence même était inconnne, démontre que notre poète eisaya d'abord de composer des comédies sur les aTcntures joyeuses qod ont depuis Ibumi matière à ses contes , comme vers la fin de sa carrière il se complut à arranger pour la scène , conjointement avec Ghampmealé» ceux de ses contes qui aralent en le plus de soocès.

Un pauTre saTCtier de la fille de GhAtean-Thierry , dont la femaw était ioUe, aTait acheté à crédit un demimuid de blé, et arait donné en payement un billet à terme. L'écbeance arrivée, le vendeur du blé pressa le savetier de le payer, et en même temps il chercha à cajoler la tenmie de son débiteur : oeUe-d en avertit son mari , qui lui dit de donner rendei-vous au galant, et de tout lui promettre, à condition que le billet lui serait rendu; puis de tousser, mais de tousser fort, au moment critique. Tout ftit exécuté ponctuellement comme te savetier l'avait prescrit. Au signal convenu il sortit de ta cachette oà 11 se trouvait; le vendeur dn Ué, troablé dans l'eiéciition de son projet, (ht forcé de dissimuler, et n'osa plus réclamer te payement d'une créance dont il avait tait ta remise, et dont il avait livré le titre, par des motift qu'A ne vontait pas divulguer. Ce fttt le savetier qui se vanta du stratagème qui hii avait si bien réussi.

La chose parut si ptaisanto à la Fontaine, qull composa sur ce sujet une espèce de ballet en vers , accompagné de diant , de danses et de taai , et qu'il te joua avec sas jeunes amis pour réjouir ta société de Oiâteau-Tbterry. D ne s'en tint pas ta , et depuis il inséra, dans te premier racnell de contes qn*il pubUa quelques années après, ta narvatloo de cette aventure^. Quant à ta pièce, il ta rangea parmi tes compositions de sa jeunesse qu'il avait condamnées à l'oubli; cite s'est retrouvée dans les papiers de ce Tallemaut des Réaux, Irère de l'abbé Tallemant , académicien , beau-firère de Rambouillet de ta Sablière, que

* Tojet p. 141 de cette édition.

j'ai suffisamment tait connaître dans ta^Dotioeior livie de ce dernier, mise en tête de l'édition ta-S* de leiiiyh drigaux.

Nous devons ta découverte de ces nooveaoi msiraicrits de Tallemant à M. de Sfonmerqué, anqod Ib ippartia)nent ,et qui nous les a cnmmimiqnés, comme poorsotétii utiles à noire édition.

Une note, qnl estdotamatedeTUtemintéeillta, nons apprend que ta petite pièce des Rieurs ésBesa- /?t4Aar</. qui se trouva dans ces manuscHU, ot de li Fontaine. Cette preuve seule suffirait pour non iMKr qu'eue est l'ouvrage de notre poète, pdiqne TiDeoiDt des Réaux était iatimement lié avec lui, et qu'il eit mèDC te seul qui dans son journal manuscrit, intitulé Jliiloridlf, nous ait transmis des anecdotes sur sa jeonoK : maii d'autres preuves oonflrmenl encore ceUe-là. Eo dfct. parmi les aotevs qui sont déaignés comme s'étsat préléi à jouer cette petite taroe, sont des parents oa denaiti de ta Fontafaie, qui ont éte mentteonés dssiiei lettres déjà pubUées. C'est an M. de Bresny . doot le nom de tamille était Josse, et qui était oouiio de la Fontaine par les femmes, ainsi que nous l'ippreod ose note généalogique sur les Rressay , dressée par rnsdamiseUe de ta Fontaine, arrière-petite-fiUe du ùMuii pour établir les droits de ta Fontaine à ta sooceséofldei Bressay; note que nons avons sons les yeox.eo ififit pris copie dans les papiers que M. Héricwt de Tbarr nons a commnniqnés. C'est encore nn M. de Is Hi]e> désigné phisienrs fote par ta Foatafaie comme na'dei plus aimables habitante de Ghâtean-Tbierry , et oomnit honoré de ta confiance particnlière de ta doeèeM de Bouillon. C'est enfin un M. de ta Barre, qd porte le même nom que te curé qui baptisa ta Fontatas: oril est bien présumabte qu'il était neveu on pareot de cet eodésiastiqne. La distribution des rAles prouve aoeei jv qu'à quel pofait ta Fontaine et ses jeunes eoopsgDOU aimaient tes caricatures, puisque Bressay représentsit II femme du savetier , et qu'un M. Fermier était chargé da rftted'unéne.

Tallemant des Beaux a encore mis de sa mata, sa titn data pièce des Btenrt du JBeanrRteknnil, rapllOBtioo foivante : c Beau-Rickard est nn carreftmr de CbUsin- Thierry où Ton se rassembte poor causer. »

En efllBt, te carrefour de ta vffle de Châtean-Tbierry, fermé par ta réunion de ta Grande-Rue on me d'Anfoeteme , de ta me du pont , et de ta rue du Marcbé , ee nomme encore aotndtenient ta ptaoe on te csrrefoor da

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