APOLLON, MOMUS
APOLLON
Voici Tempe , cette vallée Dont on vante partout Tombrage et les beautés;
Et voilà les flots argentés
Qu'y fait couler le dieu Pénée.
Plus Idn vers ces sommets mon empire s^étend. rry veux-tu pas venir , Momus? on nous attend.
MOMOS.
Demeurons encore où nous sonomes :
Ai-je pu voir en un instant
Toutes les sottises des hommes?
Par vos puissants efforts , invincible Apollon , On ne craint plus ici les foreurs de Python.
Les habitants de ces rivages , Devenus plus heureux , n'en seront pas plus sages. Le temps de la sotti^ est celui du bonheur.
* APOLLON
Mais que dis-tu de ma victoire?
MOMUS
Elle vous a comblé d'honneur , Et rien n'égale votre gloire.
APOLLON
Que le fils de Vénus cesse de se vanter
Qu'ainsi que nous il sait porter
Un carquois , un arc , et des flèches ;
C*est un enfant qui fait des brèches
Dans les cœurs aisés à dompter.
Il remporte toujours des victoires faciles; Je défais des serpents qui dépeuplent deè villes.
MOMUS
Vous méprisez celui qui tient tout sous sa loi. Si l'Amour nous entend?
Et que crains-tu pour omn?
MOMUS
Parlez bas , c*est un dieu ; s'il venait à paraître ?
APOLLON
Un dieu ! c'est un enfant : quitte ce vain soud.
MOMUS
Qui donne à Jupiter un maître Vous en pourrait donner ausd.
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