‹ Œuvres complètes de Jean de La FontaineChapitre 295 sur 723 · TÉLAMON, CLYMÈNE · texte numérisé non relu

TÉLAMON, CLYMÈNE

TÉLAMON

Que VOUS avez de grâce à porter un carqaois 1 Rien ne voos sied si bien.

CLTHÈNB.

On me Fa dit cent fois*

TELAMON.

On ne tous Ta pas dit peut-être au fond d'un bois. En ces forêU , je vous prie , Ecartons-nous un moment , Et mettons de la partie L'ombre et Tamour seulement.

CLTMÈNB.

Tout rendez-vous un peu sombre Doit toujours être évité :

Quand je vois Tamonr et l'ombre , Je vais d'un antre côté.

TëLAMON.

C'est trop s'en déflçr. Mais dites-moi, Clymène, Daphné montre en ses yeux une secrète peine : Qui la cause? Leudppe est-il ce bienheureux? Ou plutôt est-ce un dieu qui s'attire ses vœux? Je m'y connais, Tamour la touche.

GLTMÈNB.

On se laisse assez toucher.

Mais on aime à le cacher ; Et d'une jeune farouche L'amour est plus tôt vainqueur, Qu'il n'a tiré de sa bouche Le nom qu'elle a dans le cœur.

TBLAMON.

N'en saurai-je pas plus ?

GLTMÈNB.

Je n'ai rien appris d'elle.

TÉLAMON

Vous voulez garder ce secret :

Je serais importun aussi bien qu'indiscret Si je vous pressais trop; et la chasse m'appelle. Adieu, nymphe cruelle.

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