PÉNÉE, DAPHNÉ , ET LEUR COUE
PÉNÉB.
Couronner Apollon I Qu'importe à Thyménée
De la fille de Pénée ?
Pour comprendre ces mois , je fais un vain effort.
AMPHRISB.
Nos conseils ont été frivoles ; ^ seule obscurité tait le prix des paroles Que Ton cherche au livre du Sort.
PÉNBE , à Daphné, Ha fille, rendez-vous aux volontés d'un père : Qu'il soit votre oracle aujourd'hui.
Aimez Tharsis ; il vous doit plaire ; Toute notre cour est pour lui.
APIDAMB.
I^els étaient ces mortels pour qui l'idolâtrie ^"^^■lunença d*introduire au monde son pouvoir. '
AMPHRISB.
n a tout l'air d'un dieu ; l'on dirait , à le voir , Que rOlympe est sa patrie.
DAPHlfÉ.
Hélas ! j'en crus autant , lorsqu'on notre prairie Je le vis arriver inconnu dans ces lieux. Maintenant mon cœur tâche à démentir mes yeux. Ne m'en accusez point ; quelque force suprême M'entretient, malgré moi, dans cette-erreur extrême. Que Tharsis soit parfeit, qu'il ait rahr qu'ont les dieux, Est-ce par raison que l'on aime ?
PBNÉB.
L'hymen change les cceurs : suivez mes volontés.
DAPHNÉ
Quoi ! seigneur, vous aussi vous me persécutez ! De ses autres tyrans sans peine on se console ;
Mais d'un père ! un père m'hnmole !
Je tiens le jour de vous , seigneur ; vous me l'dtez.
PÉNÉE
l^oi, je perdrais Daphné ! qu'ai-je à conserver qu'elle ? L'hymen m'a4-il fait d'autres dons?
DAPHNÉ
Cependant , quand je vous appelle
Du plus tendre de tous les noms , Vous ne vous souvenez que de votre puissance ;
Vous regardez Tobéissance , La raison , et jamais d'autres tyrans plus doux : Il en est toutefois. Leucippe vient à nous :
Je lui vais dter l'espérance.
Vous le voulez , seigneur, je le lis dans vos yeux.