SCÈNE II
DAi'HNÉ , LEUCBPPE.
DAPHNÉ
Qm Î0Q8 ooDSoleTa ? ne le sarez-Tous pas ?
LBUaPPB.
QooiijeToaiToii! c'ertTonsic'eft ma princesiel... Hélai I J'irais perdu Tespoir d*une fiiTeur si douce. Cnignez-Toos d^approcher?
DAPHNÉ
Je sens qu^on me repousse :
Quelque charme arrête mes pas.
Mail , si c^est adoucir vos peines Qu'y prendre part, souffrir ces gênes , Gémir avec tous sous ces chaînes , Voos aimer malgré tout , malgré deux , malgré sort , Votre princesse en est capable.
LEUCIPPE
ApoUoD , Apollon , tu fois un yain effort . Je ne suis plus le misérable.
DAPHNÉ
Hélas I j'irrite un dieu jaloux et redoutable ;
À qui doisje adresser ma voix?
Je n'ose t Invoquer , déesse de nos bois. I^aos ta cour , dans ton cœur autrefois j'avais place ; L'amour m'en a bannie ; écoute toutefois.
Je ne demande point pour grâce QnetQ souffres mes feux , et qu'un hymen charmant Eogage à d'autres dieux celle qui t'a servie ; Déhvre seulement Mon amant,
Et prends le reste de ma vie.
APOLLON
Pourquoi finir vos jours en des lieux pleins d'ennui?
Trouvez-vous le dieu du Parnasse Plus affreux qu'un désert?
(Daphné témoigne vouloir l'eufùir.)
Hélas I ce dieu la chasse :
Elle aime mieux mourir que régner avec lui.
C'est toi qui nous causes ces peines.
Mortel , contre les dieux oses-tu contester?
LEUCIPPE
Mes amonrs sont mes dieux.
APOLLON
Qu'on redouble ses cbatnes, Démons I
DAPHNÉ, se jefant à genoux.
Faites-les arrêter.
Pouvez-vous bien me voir à vos pieds tout en larmes , Sans vous laisser toucher le cœur ?
Daphné , c'est contre vous que retournent ces armes.
La pitié redouble vos charmes ; En combattant l'Amour, elle le rend vainqueur. Votre douleur vous nuit ; vous en êtes plus belle.
Venez , venez être immortelle :
Je l'obtiendrai du Sort, ou je jure vos yeux Que les cieux
Regretteront notre présence. .
Zéphyrs, enlevez-la malgré sa résistance.
DAPHNÉ , s'enfuyant.
0 dieux 1 consentez-vous à cette violence?