SCÈNE II
GALâTEE, léonide.
LBONIDB.
Princesse , cherchez-vous id la solitude?
GALATéB.
Je me laisse conduire à mon inquiétude.
Mais que feit Céladon? Dis-moi , qn*en penses-tu?
Je vois qu'en secret tu me blâmes D^avoir pu concevoir de si honteuses flammes; Mais, hélas I qui n*aurait vainement combattu
Contre les trails dont U a su m*atteindre? n allait expirer ; Tonde venait d'éteindre
Le vif éclat de ses attraits :
La pitié lui prêta ses traits.
L^orade , les destins , tout lui fut favorable ; Rien ne vint s^opposer à ma naissante ardeur.
LÉOMDE.
Que de raisons ont fait entrer dans votre cœor Un ennemi si redoutable I
GALATBB.
Mes yeux me trompent-ils ? C'est à toi d'en juger.
LÉONIDB.
Princesse, il est ebarmant ; mais ce n'est qu'un berger.
GA.LATÉE.
Par les nœuds de Thymen , le sceptre et la houlette
Se sont unis plus d'une fois.
L^amour n'est plusamour, dès quil chercheen ce cboix
Une égalité si parfaite.
Mon cœur est excusable ; et Galatée enfîn Serait-elle , sans toi , dans cette peine extrême?
Léonide ,* ce fut toi-même Qui me fis , malgré moi , consulter ce devin. Princesse , me dit-il , voici votre destin. Une étoile ennemie, autant que favorable , Peut vous rendre en hymen heureuse ou misérable.
Dans ce miroir regardez bien ces lieux : Vers le déclin du jour il faudra vous y rendre ; Celui qui s'offrira le premier à vos yeuiQ Est Tépoux que le ciel vous ordonne de prendre. J'aperçus ce berger : résisterai-je aux dieux ?
LÉONIDB.
Princesse , son Astrée a pour lui trop de charmet .
GALATBB.
Eh 1 n'ai-je pas les mêmes armes ?
N'est-ce rien que mon rang auprès de Céladon?