‹ Œuvres complètes de Jean de La FontaineChapitre 347 sur 723 · ASTRÉE , PHYLLIS · texte numérisé non relu

ASTRÉE , PHYLLIS

-PHYLLIS

Nons parcourons en vain tous les bords du Lignon : Reposons-nous , ma sœur ; entrons dans ce bocage.

ASTRÉB.

0 dieux ! j'y vois un temple.

PHYLLIS

Il porte votre nom.

Je viens de voir, au fond de cet ombrage , Ces mots écrits par Céladon :

« C'est dans cette demeure « Qa'un amant exilé cherche en vain quelque paix, c Qq®» pour le prix des pleurs qa*il y verse à toute heure, « Puisse Astrée être heureuse, et n'en verser jamaisl »

ASTRÉE

Quoi I de son ennemie il en fait sa déesse I An moment que je viens de causer son trépas n me consacre un temple , et demeore ici-bas

Afin de m'adorer sans cesse !

Dans ce sombre réduit retirons-nous , ma sœur.

Pourrais-je , après de tels outrages , Sans honte et sans remords jouir d*un tel honneur? Uo tombeau m'est mieux dû qu'un temple etdes hommages.

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