ACHILLE, ACTE II, SCÈNE Y
Cependant, ton^e à toi dans cette âpre carrière: Je ne sais pas le seul qui t^en fais la prière ; Tes jours Umdient enoor d^autres oœors que le mien : Reriens yictorieox du combat ; mais reyien.
PATROCLB.
Le sort eu est le maître , il fant le laisser foire. Qu'on soit dans les combats prudent on téméraire , On tombe également ; et souvent le danger S'acharne sur celui qui yeut se ménager. Hais le danger n'est pas ce qu'il faut qu'on regarde : La dépouiile d'Hector vaut bien qu'on se hasarde.
ACBILLB.
Ami, pourquoi ce dioix? Qui Voblige aujourd'hui, Parmi tant de guerriers , de n'en vouloir qu'a lui ?
PATROCLB.
Quoi I son brsfl tous les jonrt aux Greci se fera craindre , Tons lei jours nous aorons de nouTeaox morts à plaindre. Vous absent , sur lui seul chacun aura les yeux , Et je le pourrais voir sans en être envieux l Lui seul de ces remparts empêchera la prise 1
ACBILLB.*
Ami , te dis^je encor , laisse cette entreprise. Ce n'est pas que je mette en doute ta vertu \ Mais connais4u cet homme? enfin le connais-tu ?
PATROCLB.
Oui , seigneur , je me jette en un péril extrême; Hais je prétends aussi me connaître moi-même. On m'a vu quelquefois affronter des guerriers : Aujourd'hui , que j'aspire à de nouveaux lauriers , Gberdierai-je Paris?
ACHILLB.
Qui te l'a dit? Tu passes De la terreur des Grecs aux âmes ^es plus basses.
PATROCLB.
Donnez-moi votre armure , Hector me dierchera.
ACHILLB.
J'en doute; mais sur toi chacun s'attachera.
PATROCLB.
Elle redoublera ma force et mon courage.
ACHILLB.
Si tu crois en pouvoir tirer quelque avantage ,
(AArbate.)
Je te l'accorde.. Ariiate, il faut la lui donner.
( A Patrode. j ( Atbatetort. )
Prends garde, encore un coup, de tropt'abandonner. Pousse les Phrygiens , redouble leurs alarmes ; Ne te va point aussi jeter seul dans leurs armes. Reviens , pour ton ami , ménager de tes jours : Si tu ne Tes pour moi , sois-le pour tes amours , Sou- le enfin; c'est à moi d'en répondre à Lydie. Notre commun bonheur va rouler sur ta vie.
PATROCLB.
Mes jours sont-ils si chers , seigneur ; et savez^vons Si l'on vous avouera d'un sentiment si doux?
Je me flatte pourtant Protégez ce que j'aime. Nous avons à Lydie dté le diadème ; J'aidai les conquérants à lui ravir ses biens : Mort ou vif , je la veux récompenser des miens. Tout esten votre main : tenez-lni lieu de frère.
ACHILLB.
Tu t'en acquitteras toi-même.
PATROCLB.
Je Teqiière.
Quel que soit le démon dont ce mur s'appoiera , Vous me regarderez , et cela suffira.
Je reviendrai tantôt mettre aux pieds de Lydie Le succès glorieux d'une action hardie ; Sinon , votre devoir est de la consoler.
ACHILLB.
Patrode , embrasse-moi I je ne te puis parier... La voici. Ton dessein , sans doute , est connu d'elle; Arfoate l'aura dît.