‹ Œuvres complètes de Jean de La FontaineChapitre 392 sur 723 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

M"» LA CAVERNE , L'ÉTOILE ; Mme BOU- VILLON, RAGOTIN, LA BAGUENAU-

DIÈRË.

HADEIIOISBLLE LA GAYERNB.

Ahl monsiear RagoUn , vous voilà , Dieu merci î Jamais de votre chute une douleur interne.

BAGOTIN.

JeToos sois obligé y madame la Caverne.

MADEMOISELLE L'BTOILE.

ÂTCZ-Toos pu tomber ainsi sana vous blesser?

RAGOTIN

Jeoe sais, je n'ai pas en le temps d'y penser, Cbannante Etoile ; il feut , avant que je l'assure , Ttiter. Grâce au ciel, ma tète est sans fêlure, L» ressorts de mes bras ne sont point fracassés , Mes jambes et mes pieds se trémoussent assez , Hem, hem , Tindividu fait encor son office , Et... toat se porte bien, fort à votre service.

MADAME BODVILLON.

Je n'en dis pas de même , et votre bras trop prompt Va donné de ia porte un rude coup au front.

RAGOTIN

Eicttsez-cB , madame , une frayeur mortelle.

LA BAGUENAUDIÈRE

Allons tOQs au jardin; donnez-moi la main , belle.

' RAGOTIN

SoQffrez qae cette main , pour réparer Taffî'ont De TOUS avoir tantôt fait un beignet au front , Aide à la promenade à soutenir la vôtre. Madame la Caverne , approchez , voici Tautre. Tels jadis les géants , plus grands que moi de corps, Sous les monts qu'ils traînaient ensevelis...

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