‹ Œuvres complètes de Jean de La FontaineChapitre 453 sur 723 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

HORTENSE, MARIISETTE.

MARHIBTTB»

H^pngême, «e soir, sera donc votre époux?

«lORTENSE.

Un jaloux furieux, les astres en courroux, L'horreur d'une prison longue, obscure, ennuyante, Le repos de mes jours, tout l'ordonne.

MARINETTE

Et Timante?

UcMilez^vous pour jamais renoncer à le voir? D'être un jour votre époux il%>nserYe l'espoir : Même il a,<mVt-il dit, en tête un stratagème Qui vods délivrera des rigueurs d'Harpagême.

HOETBNSE.

Eh ! quepourra-lril faire? Hélas I plus que le mien ,

Soji intérêt me porte à ce triste lien.

H m'âme, et m'aimera , tant qu'il verra mon âme

Libr% et dan$ nn^tat de répcmdre à sa flamme :

■arpagéme le hait, sa vie est en danger.

Peut-être quand Thymen aura su m'engager,

Qn'étouiFant un amour que l'espoir a fait naitre,

Il n'y songera plus ; je l'oublierai peut-être :

J'y ferai mes efforts, du moins. Pour commencer

D'ôter de mon esprit Timante , et l'en chasser,

Au cousin que j'attends je vaij ouvrir mon âme,

TmiÉWgr ses ôonseils pour éteindre ma flamme;

Et, si je ne profij^ enfin de sa leçon,

Je parlerai du moins de ce pauvre garçon.

ji MAEINETTE.

D'acoord ; mais ce cousin n'est autre qu^Harpagême, Jevonsenoiertis.

UOMTENSE. ^

Que dis-tu? lui?

MAtflNETTB.

Lui-même.

J>oaiié par un esprit curieux et jaloux,

Sachant que ce cousin n'est point connn de vous, Sous un déguisement et de voix et de mine, Vous donnant des conseils de cousin à coosîik, n prétend vous tirer de vos égarements, El^ par même moyen, savoir vos sentiments. Pour punir ce bourru, c^est â vous de vous taire, > Et de dissimuler le commerce.

HORTENSE

Au «ontraire : Pour puair^dignement sa curiosité, Je lui vais de bon cœur dire la vérité. Puisqu'il ose en venir à cette extravagance, Je vais iui découvrir, sans nulle répugnance, Tout ce que sent mon œur, et réduire le siea A fiiir de mon hymen le dangereux lien. Bien mieux qu'U ne souhaite il s'en va me oonoaitre r Je m'en ferai haïr par cet aveu, peut-être; Ou , -sachant de quel air je Testime ai^oard'hai, S'il veut bien m'épouser encore , tant pis pour laL

MARUIBTTB.

n entre.*.. Ah! que sa baii>e est rébaibarativei

HORTEIfSE.

Il se repentira de celte tentative.

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