‹ Œuvres complètes de Jean de La FontaineChapitre 466 sur 723 · LA COUPE ENCHANTÉE, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

LA COUPE ENCHANTÉE, SCÈNE VI

▼otre père : j'ai peur que nous ne soyons pas lon^ temps ici éans qu'on vienne nous y diarcher.

LUCUIDB.

Nous y serons bien cachées. Mais en oonsdenoe , Perrette , roadrais-ta partir d*ici sans avoir la charité de Urer ce pauvre petit jeune homme de Ferreiir où l'on le ftit vivre ?

PBRRBTTB.

Onais l vous voos intéressez bian poor loi I Si j'osais , je croirais qoeoqne chose.

KiUCUIDB.

Et que croirais-tn?

FBRHBTTB.

Je croirais que vous ne seriez pas f&diée deTavoir poor mari.

LUCIIIDB.

Tu ne sais ce qoe ta dis.

PBRBBTTB.

Ohî par ma foi J'ai mis le nez dessos.

LUCIIVDB.

Que veox-tudire?

PBRBBTTB.

Mon goieo! je ne sois pas si sotte qne j'en ai la mine. Quand je vous le vis regarder hier avec tant d'attention par le trou de la sarrore , je dis à part moi : V'ià notre maîtresse Lodnde qui se prend ; et si ce grand dadais que n'en lui voulait bdller pour époux avait eu aussi bonne mine que ce petit étourneau-d , je ne serions pas sorties de la maison.

LUCINDB.

Tu vois plus dair que moi , Perrette. Je t'avoue qne je formai dès hier la résolution de fiiire tout mon possible pour détromper ce pauvre petit homme, et qde c'est à quoi j'ai pensé toute la nuit. Mais jusqu'à présent je ne m' aperçois pas que mon cœur agisse par on aotre mouvement que par celui de la compassion.

PE^RETTB.

Eh I oui , ooi , voos aotres grosses dames vous n'allez point tout d'abord à la franquette : voos fiiites toujours semblant de vous déguiser les choses. Poor moi , je n'y entends point tant de feçons \ et qoand Thibaut me prit la main pour la première fob poor danser , qu'il me la serrit de toute sa force , je devinai do premier coup ce que ça voulait dire... Eh

mais 1 qu'entends-je 7

( Thlbttitcriederrièn le théâtre, et ne pantt que qaand Bertrand et Jonelin sont teuls lur la Mène. )

Page 1