LA COUPE ENCHANTÉE, SCÈNE VI
jossBJun.
Noit
Voos êtes donc sourds ?
JOSSBLIN.
Encore moîiis.
THIBATJT.
Et pourquoi donc ne répondez-TOus pas?
JOSSELIN
Parce qu'il ne nous plaît pas.
THIBAUT
Palsangaé 1 tous êtes trop drôles I Puisque vous D êtes ni sourds ni muets , U fiiut que je vous embrasse ; oui , morgue I je sis votre sarriteur.
JOSSBUN.
Est-ce que nous nous connaissons?
THIBAUT
Je ne sais pas ; mais je crois que nous ne nous looimes jamais Yus.
JOSSBLIN.
Cest oe qui me semble.
THIBAUT
Palsangtiîé I tous v*l^bian étonnés I
JOSSBLIN.
Et qui ne le serait pas ? nous ne nous connaissons point , et TOUS m'embrassez comme si nous nous étions TQS toute notre vie.
Testig^é t TOUS aTcz bieau dire s je Tois à Totre mine que tous êtes un bon TiTant , et que tous m'enseignemz ce que je charche.
JOSSELU9.
Et que cherchez-Vous ?
THIBAUT
Je diarche ma fcmme ; ne TaTez-Tons point Tue ?
JOSSBLIN.
Ah t vraiment oui , c'est bien ici qu'il fout chercher des femmes 1
taiBAUT.
Elle a nom Parrette. Elle s'en est enfuie de cheuz ooQg, palsangué! cela estbian drdle, pour courir les diamps aTecque la fille de M. l?obie , notre niaitre, que Ton Toulait marier maugré elle au fils de M. Griffon , ncTCu de notre maîtresse. Je ne sais , niorgué ! comme les masques ont fagoté tout ça ; nais la nuit Parrette se couchit auprès de moi , et pois je ne l'y trouvis plus. le lendemain : aTCz-vous Hnois rian tu de pus plaisant que ça ?
JOSSBLIN.
Cda est fart plaisant.
THIBAUT
Oh ! oe quil y a de plus récréatif, c'est qu'elles mt toutes fines seules ; et comme elles sont, mor- S«Â ! bian jolies , si elles allaient rencontrer quea-
que gaillard qui Toulût en foire comme des dioux de son jardin, elles seraient bian attrapées! Tout franc, quand je songe à cela , je n'en ris , morguoi ! que du bout des dents.
JOSSBLIN.
Que craIgnez-TOus?
THIBAUT
Je crains... et que sais-je , moi ? je crains... Estce que vous ne saTcz pas ce qu'on craint quand on ne sait où diable est sa femme ?
JOSSBLIN.
Si TOUS aTiez euTie de savoir ce qui en est , on pourrait tous donner satisfaction.
THIBAUT
Bon ! est-ce qu'on sait jamais ça ? PourVen douter, passe ; mais pour en être sôr, nifle. J'aurais, morgue 1 bieau^le demander à Parrette, aile ne FaTOuerait jamais ; aile est trop dessalée.
JOSSBLIN.
Nous aTons ici un moyen sûr pour en saToir la Térité.
THIBAUT
Et qu'est-ce encore ?
JOSSBLIN.
C'est une coupe qui est entre les mains du seigneur de oe château : quand elle est pleine de Tin , si la femme de celui qui y boit lui est fidèle , il n'en perd pas une goutte ; mais si elle est infidèle , tout le Tin répand à terre.
THIBAUT
Cela est bouffon l Et où diable a-t41 péché cela !
JOSSBLIN.
Il l'a achetée d'un Arabe qui, soit par composition ou par enchantement, y aTait attaché cette Tcrtu.
THIBAUT
Et pourquoi ce monsieur acheta-t-il ce joyau-là?
JOSSBLIN.
Par curiosité.
THIBAUT
Est-ce qu'il était marié?
JOSSBLIN.
Oui.
THIBAUT
Tentends, j'entends; il Toulait Toir si sa femme... n'est-ce pas ?
JOSSBLIN.
Justement.
THIBAUT
D'abord qu'il eut la coupe , il y but , je gage?
JOSSBLIN.
Vous l'aTCz dit.
THIBAUT. '
Elle répandit?
JOSSBLIN.
Non.