LA COUPE ENCHANTÉE,-SCÈNE XI
JOSSBLU^.
Quoi?
LÉLIB,
Vous ne le roudriez pas, voai?
JOSSEUN.
Qu'est-ce encore? f
LÉLIB.
Promeltez-moi qae vous le voudrez.
JOSSBUN.
Selon.
LÉLIB.
Je voudrais bien aller me promener, autre part qu'ici.
JOSSBLm.
Pla!t-U?
LÉLIB.
Ah ! je savais bien que vous ne le voudriez pas.
JOSSBLIN.
Avez-vous oublié que votre père vous Ta défendu?
UÊLIB.
Eh I c'est parce qu'il me Ta défendu que je meurs d'envie de le foire. Car, enfin , je m'unagine qu'il y a dans le monde des choses qu'il ne veut pas que je vache; et ce sont ces choses que je m'imagine, que je brûle de savoir.
JossËLUî , à part.
Le petit fripon!
LÉLIB.
Ohl çà, monsieur Josselin, en bonne vérité, dites-moi ce que c'est que ces choses-là.
JOSSELIN
Qu'est-ce à dure, ces choses-là?
LÉUE.
Oui; qu'est-ce qu'il y a dans le monde qui n'est point ici?
JOSSELIN. -
Rien.
LÉLIE
Vous mentez , monsieur Josselin.
JOSSELIN
Pdnt du tout.
LÉLIB.
On me cache bien des choses , monsieur Josselin ; voas lisez dans des livres, et mon père y sait lire aussi. Pourquoi ne m'a-t-on pas appris à y lire ?
JOSSELIN
On vous l'apprendra ; donnez-vous patience.
LÉLIB.
Je ne puis plus vivre comme cela , et c'est une honte d'être aussi ignorant que je le suis à mon âge.
JOSSELIN, 6<u.
Voilà nn petit drôle qu'il n'y aura plus moyen de retenir.
LÉLIB.
JOSSELIN
Vous deviendriez mon fils , et je serais votre père pour lors.
LÉLIB.
Vous vous moquez de moi, monsieur Josselin. Ce n'est pas comme cela que cela se lait ; et ce serait i mon tour d'^jre père de quelqu'un.
JOSSELIN
Eh bien ! vous seriez le mien , si vous vouliez, et je serais votre fils , moi.
LÉLIB.
Oh ! ce n'est pas comme cela que cela se fait, assurément. Vous ne voulez pas me le dire; mais je le saurai , vous avez beau faire.
JOSSBLIN. •
Oh î vous saurez , vous saurez que vous Ates na petit sot, et que vos discours me fatiguent.
LÉLIB.
Monsieur Josselin, si vous ne me menczpromener, j'irai me prèmener tout seul ; je vous en avertis.
JOSSBLIN.
Oui ! et je vais , moi , tout de ce pas , avertir votre père de vos extravagances , et vous verrez apièsoù je vous mènerai promener. Oh I oh ! voyez le petit impudent , avec ses promenades ! { Il sort )
LÉLIE , sevl.
Il a beau dire , je sortirai d'ici , quand je deTrab mourir sur le pas de la porte.