‹ Œuvres complètes de Jean de La FontaineChapitre 631 sur 723 · RONDEAU REDOUBLÉ · texte numérisé non relu

RONDEAU REDOUBLÉ

Qu'un vain scrupule à ma flamme s'oppose, Je ne le puis souffrir aucunement ,

il est éTident que la Fontaine , pour pouvoir former le mot PMlUbourg , a dû écrire CalU, Selon Ménage , dans ses notes sur les poésies de Malherbe ( seconde édiUon , 1675 , tai-12 , p. 372), on disait de son temps , en France comme en Espagne , Calig ou Cadix . pour désigner le port célèbre qui n'est plus connu aujourd'hui que sous ce dernier nom.

* Ligue formée en 1687 par le prince d'Orange , qui réunissait l'empereur . le roi d'Espagne , le Brandebourg , la Saxe , l'éle» teur palatin , la Suide , et presque tous les princes d'Allemagne • contre la France.

* Vauban et Catinat étalent à ce siège. Le duc de Duras commandait en chef.

• Dix-neuf Jours , selon Rebonlet . t. II , p. 409 , édiL fai-4*.

4 On disait autrefiois labour pour labeur on travail , et on la dit encore en basse Bretagne ; mais du temps de la Fontaine , comme anjourdliul , le mot tabour ne s'appliquait qu'à l'agriculture , et était synonyme de labourage.

> Il commandait pour les ennemis dans Phiiisbourg.

• C'est*à-dlre qu'il prétendait qu'il faudrait trois mois aux Français pour pouvoir prendre Phiiisbourg. La chamade est le signal que l'on fait pour demander I se rendre, soit en arborant un drapeau , soil en battant le tambour d'une certaine manière.

ŒUVRES DIVERSES

chacun en mnnnnre et noos glose ; Et c*eit assez poor perdre votre amanU

Si j*aYais bmit de maoTais garnement , Vous me pourriez bannir à juste cause ; Ne rayant point, c'est sans nul fondement Qu\m Tsln scrupule à ma flamme s'oppose.

Que vous m'aimiez , c'est pour moi lettre dose; Voire on dirait que quelque changement A m*alléguer ces raisons vous dispose : Je ne le puis souffrir aucunement.

Bien moins pourrais vous cacher mon tonrment , N'ayant pas mis au contrat cette clause ; Toujours ferai l'amour ouvertement, Bien que chacun en murmure et nous ^ose.

Ainsi s'aimer ^t plus doux qu*ean de rose ; Souffrez-le donc, Phyllis; car autrement, Loin de vos yeux je vais fiure une pause; Et c'est assez pour perdre votre amant.

Pourriez-vous voir ce triste éloignement ? De«vos fkveurs doublez plutôt la dose Amour ne veut tant de raisonnement ; Ce point d'honneur, ma foi, n'est autre chose Qu'un vain scrupule.

SONNETS

POOR SON ALTBSSB ROTALB

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