STANCES CONTRE LA MÊME
QUI FAISAIT DES VERS PENDANT LE VIVANT DE SON MARI, ET QUI N'SN FIT PLUS
aprÎs sa mort *.
Les oracles ont cessé , ColletQt est trépassé.
Dès qu'il eut la bouche close , Sa femme ne dit plus rien ;
• Nous avons ea la patience de lire tous les Tcn imprimés sous le nom de Claudine Colletet , épars dans les œuvres de son mari » ou dans diflérents recoeils , sans pouvoir en trouver qui paissent être dlés.
* Guillaume Colletet mourut le 10 février 1680. à l'â^e de soiiaute-deuxans, étant né le 12 mars 19S8. Après sa mort» la r-aude qu'il avait employée pour faire une réputation de poète ft sa femme se découvrit, cette muse , qui avait fait tant de bruit, fut changée en une femme commune, ignorante et sotte. C'est alors que la Fontaine fit contre elle cette pièce de vers. Voyes les détails qui la coocement, dans Y Histoire de ta vie et du ùuorages de la Fontaine, troisième édition, 1824, p. 40 I 41 s et notre édition de 1825 des OEuvret de la Fontaine , t. VI, p. ra et 276.
Elle enterra vers et prose Avec le pauvre chr^en.
En cela je plains son zèle , Et ne sais au par-dessus Si les Grâces sont chez elle ; Mais les Muses n'y sont plusw
Sans gloser sur le mystère Des madrigaux qu'elle a feits , Ne lui parlons désormais Qu'en la langue de sa mère.
Les oracles ont cessé , Colletet est trépassé.