‹ Œuvres complètes de Jean de La FontaineChapitre 690 sur 723 · XV. — A M. BAFOY · texte numérisé non relu

XV. — A M. BAFOY

INTENDANT DES AFFAIRES DE SON ALTE88B MONSEIGNEUR LE DUC DE BOUILLON, A PARIS.

A Reims, ce f*' septembre 4606.

Monsieur,

Voici le temps de faire nos ventes venu. Nous avons sursis l'exploitation de celles de l'an passé, par déférence aux volontés de son altesse , et à ce que son conseil avait exigé de nous. Ainsi il y a tantôt deux ans que nous ne * touchons rien de nos charges. Je m'adresse à vous plutôt qu'à pas un autre, sachant trèsbien que vous êtes pour la justice, et vous supplie, en mon particulier, et au nom de tous les officiers, de considérer qu'il n'y en a pas un de nous qui puisse ainsi attendre la jouissance de son revenu sans une extrême incommodité. Je ne crois pas que son altesse veuille que des gens qui ont eu assez de respect pour j ne se pas vouloir servir de leurs arrêts soient

ŒUVRES DIVERSES

réduits à ne pouvoir subsister, ni qu'elle yeuiile que nous soyons plus malheureux que tous ses autres sujets. Je vous prie , monsieur, de foire savoir à M. de Vivaretz l'ordre que le conseil de son altesse prétend y mettre. Quoi qu'il arrive, je serai toujours.

MONSIBUR,

ToCre trèt-hmnble et trét-<d)éiiMiiK •errlUur, DE LA FONTAINJB.

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