NOUVELLES EN VERS
PRÉFACE
Di LA rimàit toiTioii du piniu lhii dis gortis.
Lm NooTellet mi fen dont oe lim Mt part ta pnblio , et doDt rnne eit tirée de l'Àrioste , et Ttatre de Bocaoe, qaoique d'un style bien différent , lont toutefois d^an6 mémemiiin. L'antenr a Tonln épronver lequel caractère est le pins propre pour rimer des contes : il a cm que les ▼ers irréguUers ayant nn air qui tient beauoonp de la prose, cette manière pourrait sembler la plus naturelle, et par conséquent la meiUeure. D'autre part aussi le Tieui langage, pour les choses de cette nature, a des grâces que celui de notre siède n'a pas. Les cent Noorelles , les Tieilles traductions de Boccaœ et des Amadis , Rabelais , nos anciens poètes , nous en (bumissent des preuves InlUllibles. L'auteur a donc tenté ces deux voies, sans être certain laqneite est la bonne. C'est an lecteur à se déterminer làdessus; car il ne prétend pas en demeurer là, et il a déjà jeté les yeux sur d'aWres I9ou?elles pour 1er rimer. Mais auparafant il Ikut qu'A soit assuré du succès de cdies-d , et du goût de la plupart deq personnes qui les liront. En cela , comme en d'autres choses, Térence lui doit serrir de modèle. Ce poète n'écrirait pas pour se satîshiire seulement , ou pour satisfoire nn petit nombre de gens choisis ; il avait pour but popuh ut placèrent qwu ficisul fabulas.
PRÉFACE
ni Là SBCOIIDB iDITIOH DU PhlMIIfe LltBB DIS CONTBS,
J'avais résolu de ne consentir à l'impression de ces contes qu'après que j'y pourrais joindre ceux de Boccace qui sont le plus à mon goût; mais quelques personnes m'ont conseillé de donner dès à présent ce qui me reste de ces bagatelles, afin de ne pas laisser refiroidir la curiosité de les voir, qui est encore en son premier feu. Je me suis rendu à cet avis sans beaucoup de peine , et j'ai cm pouvoir proRter de l'occasion. Non-seulement cela m'est permis; mab oe serait vanité à moi de mépriser nn tel avantage, n me sulDt de ne pas vouloir qu'on fanpose en ma fHveoràquI que oe soit, et de suivre un chemin oontrabe
à celui de certaines gens ,.quiine s'acquièrent des amis qw pour l'acquérir des snlfrages par leur moyen ; eréatnrei ds la cabale , bien diflérents de cet Espagnol qui se piqnsik d'être flis de ses propres œuvres. Quoique jTafe autsat de besoin de ces artifices que pas nn autre , je ne saurais me résoudre à les employer : seulement je m'aecommodeni , s'il m'est possible , au goût de mon sIède, inshrnit que je suis par ma propre expérience qu'il n'y a rien de plnioécessaire. En efFet, on ne peut pas dire que toutes niioas soient favorables pour toutes sortes de livres. Noos avoai vu les rondeaux, les métamorphoses, les bonts-rioéi, régner tour à tour ; maintenant ces galanteries sont bon de mode , et personne ne s'en soude : tant il est œrtaio que ce qui plaît en un temps peut ne pas plaire en no autre! D n'appartient qu'aux ouvrages vraiment solides, etd'oas souveraine l>eauté » d'être bien reçus de toos les esprils et dans toos les siècles , sans avoir d'antre ptsae-port que le seul mérite dont ils sont pleins. Comme les miens loot fort éloignés d'un si haut degré de perfection , la pradeooe veut que je les garde en mon cabinet, à moins que de bien prendre mon temps pour les en tirer. C'est œ que j'ai hit ou que j'ai cru feire dans cette seconde édition, où je n'si ajouté de nouveaux oontesque parce qu'il m'a semblé qn'on était en train d'y prendre plaisir. II y en a que j'ai étendus, et d'autres que j'ai acoourds, seulement pour diferriHer et me rendre moins ennuyeux. On en trouvera même quelques-uns que j'ai prétendu mettre en épigramnes. Tout cela n'a feit qu'un petit recueil anad peu covidérable par sa grosseur que par la qualité des ouvrages qni le composent. Pour le grossir, j'ai tiré de mes papien je ne sais quelle imitation des Arrêts d'Amour, avM un fragment oà l'on me raconte le tour que Tolosin fit à Mars et à Vénus , et celui que Mars et Vénus lui avaient feit. Ileit vrai que ces deux pièces n'ont ni le sujet ni le caractère da tout semblables au reste du livre'; mais» à mon sens, elles n'en sont pas entièrement éloignées. Quoi que c'en soit, elles passeront : je ne sais même si la variété n'étsit point plus à rechercher en cette rencontre qu'un assorlistement si exact.
' Il s'sgit id de deux fragments do Son§e de Vaux, et ds 17mttallendef arrête d'i^moHTt et d'nnebaliide que IsFenUio* joignit à la première partie 04 ses Uontes.