‹ Œuvres complètes de Jean de La FontaineChapitre 89 sur 723 · VII. LES DEUX AMIS · texte numérisé non relu

VII. LES DEUX AMIS

GONTB TIRÉ D'aTHBNÉE.

Axiochns avec Alcibiades , Jeunes , bien faits , galants et vigoureux , Par bon accord , comme gi*ands camarades , En même nid furent pondre tous deux.

Qu'arrive-t-il? l'un de ces amoureux Tant bien exploite autour de la donzelle , Qu'il en naquit une fille si belle , Qu'ils s'en vantaient tous deux également. Le temps venu que cet objet charmant Put pratiquer les leçons de sa mère , Chacun des deux en voulut être amant ; Plus n'en voulut l'un ni l'autre être père. Frère , dit l'un , ah ! vous ne sauriez faire Que cet enfant ne soit vous tout craché. Parbieu , dit l'autre , il est à vous, compère : Je prends sur moi le hasard du péché *.

4 Que là.

* fia Fontaine a an peo changé cette hiscoriette, pour en adoucir nmmorallté. Voyei AUiéfiée, U-ad. de Schwetfljhaeuser, t. V,IIII, c. xxxiv..

CONTES ET NOUVELLES

Vin. LE GLOUTON.

œNTE TIRÉ D'ATHÉNÉE.

A son soiiper on glouUm Gomiiuaide qae l'on apprête Pour lui seul un esturgeon.

Sans en laisser que la tète , n soupe; il crèTe, on y court'; On lui d(mne maints clystères.

On lui dit , pour faire court , Qu'il mette ordre à ses aOaires.

Mes amis , dit le goulu , M'y Yoilà tout résolu :

Et paisqu'U but que je meure , Sans feire tant de fiiçon, Qu'on m'apporte toat à rbeore Le reste de ummi poisson.

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