‹ Œuvres complètes de Jean de La FontaineChapitre 93 sur 723 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

OrlmTei donc , et bovei à votre aisé; Boopfou* Toosfesâel Holà, da yin, holàl Hab , mon ami , qa^ ne vous en déplaise 11 voQs faudra choisir , après cela , Des cent écos on de la bastonnade , Pour suppléa an défout de Taillade.

Qa*0 plaise donc, dit Tautre, à vos bontés Que les aaix soient sur les coups précomptés ; Car, pour Targent, par trop grosse est la somme : Où la trouver , tnoi qui suis un pauvre homme? Hé bieni souffrez les trente horions , Dit le seigneur; mais laissons les oignons.

Pour prendre cœur , le vassal en sa panse Loge on long trait , se munit le dedans , Puis souffre un coup avec grande constance : An deux , U dit : Donnez-moi patience , Mon doux Jésus , en tous ces accidents. Le tiers est rude ; il en grince les dents, Se oooibe tout , et saute de sa place. An quart il frût ime horrible grimace , Au cinq , un cri. Mais il n'est pas au lN>ut : Et c'est grand cas s*il peut digérer tout. * On ne vit onc * si cruelle aventure.

Deux forts paillards * ont chacun un bâton , Qnils font tomber par poids et par mesure , En observant la cadence et le ton.

Le malheureux n'a rien qu'une chanson .* Grâce! dit-il. Mais, las! point de nouvelle; Car le! seigneur fait frapper de plus belle, Juge des coups , et tient sa gravité , Disant toujours qu'il a trop de lN>nté.

I^ pauvre diable enfin craint pour sa vie. Après vingt coups , d'un ton piteux il crie : Pour Dieu , cessez : hélas ! je n'en puis plus. Son seigneur dit : Payez donc cent écus , Met et comptant : je sais qu'à la desserre Vous êtes dur ; j'en suis fâché pour vous. Si tout n'est prêt , votre compère Pierre Tous en peut bien assister entre nous.

Kab pour si peu vous ne vous feriez tondre. I^ malheureux, n'osant presque répondre, Court au magot, et dit : C'est tout mon fait.

queue, qd, dans la boncbe des chevaux . recouvre la voûte du Ï^W^ et qui garait la face interne des dents. Ce mot par exten- *n. «rtait ft désigner le palais de la botiche du cheval ; et c'est <U qu'a ert dëUni dans la première édition du dictionnaire de f*a*inic Bwiçalse ClOBSb iii*lio. 1 1 . p. 579. édft^

'PiofiL

On examine; on prend un trébucfaet.

L'eau cependant lui coule de la face : n n'a point fait enoor telle grimace.

Mais que lui sert? il convient tout payer.

C'est grand'pitîé quand on fSiche son maître.

Ce paysan eut beau s'humilier^

Et, pour un fait assez léger peut-être.

Il se sentit enflanuner le gosier ,

Vider la bourse , émoucher les épaules ;

Sans qu'il lui fût dessus les cent écus ,

Ni pour les aulx , ni pour les coups de gaules ,

Fait seulement grâce d'un carolus ^

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