‹ Œuvres complètes de Jean Racine (volume 4)Chapitre 118 sur 264 · ACTE ÏIÏ, SCENE I. ig · texte numérisé non relu

ACTE ÏIÏ, SCENE I. ig

Hé quoi ! ce cottrroux eilflataraé Contre un irigràt..'i.

JUniad^ il liie fiit plus aimé'. . .

Pensez- vous' , qùaînd PyrtHus vous Faurbit accôï'déè, Qu^un prétexté tout pr^ m YeM pas retarcfée ?' M'en éi'oïrez-voto? Lassé^é seîrti*ôînpeurs attraits , Au lieu de réhîevér , Àiyez^ïa pou* janlai^.

Quoi ! vôtte amouir âé Veuf châfjgfer d'une furie Qui vous détestera , qui tbutb" Vôtre vie , Regrettant un hymen tout pfèf à is'kchever , Voudra.'... ' '• ' '" ,

• Ç^ést pour cela (Jue^Jfe'yfetti Penlevfer.

Tout lui rirbit; Pjrladte : ët'iiibî, pour' mon partage, 'Je^tf^mpt)îte!r(iis'dbnc qu'Untô iMtile ragé? J'irois loin d'elle encor tâcher de Foublier ? Non, non : à mes tourmenta jeVeux l'associer . C'est trôp' gériiir toWséUÎ. féàicis;Jà^ qtt'ôtt'iîie plaigne : Je pi*étetiaà qii'ac'r^àti tour Wrihiituainb litte* ét-àî^rie , Et que ses jriétii* drïtels , à plétti^èt' condaiilïi^ , ' ' Me rendent' Ws^lfei^ noms qu^jfe^lieùratdth^

PYliADiS. . .

Voilà donc le^ succès qu'aura votre ambassade ! Ureàte ravisseur !

ORESTE

Et qu'importe , Pylade ?

Quand nos états vengés jouiront de mes soins. L'ingrate de mes pleurs jouii^a-t-ellé moinsi?

196 ANDRQMAQUE.

Et que me sersrira que la Grèce m^admire, Tandis que je serai la fable de FEpire?

Que veux-tu ? Mais , s'il faut ne te riçn. déguiser , Mon innocence enfin commence à me peser.

Je ne sais , de tout temps , quelle injuste puissance Laisse le crime en paix et poursuit Tinnocence. De quelque part sur moi que je tourné les yeux , , Je ne vois que malheurs qui condamnent les dieux. Méritons leur courroux, justifioTis leur haine, Et'que le fruit du crime en précède la peine. Mais toi , par quelle erreur veux-tu tQu jours sur toi Détourner un courroux qui ne cherche que moi? Assez et trop long-temps mon amitié f accable : Evite un malheureux, abandonne un coupable. Cher Pylade , crois-moi^ ta^ pitié te déduit: Laisse-moi des périls dont j'atten^? tout le fruit., " Porte aux Grecs cet enf^jit que Pyrrhus m'abandonne, Va-t-en. ., . ,

PYLADE

Allons , Seigneur^ enlevons Hermione :;..

^ Au travers des périls un grand .çœur'^e, fait jour. . : Que ne peut Tamitié conduite par Pamour ! . , : Allons de tous vos Grecs encourager .le zèle : . . ; Nos vaisseaux sont tout prêts , et le vent nous appelle. Je sais de ce palais tous les détours obscurs : Vous Voyez que la mer en vient battre les murs j / Et cette nuit, sans peine, une secrète voie Jusqu'en votre vaisseau conduira, votre proie.

PRESTE

J'abuse , cher ami , de ton trop d'amitié :

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