‹ Œuvres complètes de Jean Racine (volume 4)Chapitre 132 sur 264 · CLE ONE · texte numérisé non relu

CLE ONE

Non , je ne puis assez admirer ce silence.

Vous vous taisez , Madame ; et ce cruel mépris

N'a pas du moindre trouble agité vos esprits !

Vous soutenez en paix une si rude attaque ,

Voua qu'on voyoit frémir au seul nom d'Andromaque t

Vous qui sans désespoir ne pouviez endurer

Que Pyrrhus d'un regard la voulût honorer i

Il l'épouse ; il lui donne, avec son diadème y

La fqi que vous venez dç recevoir vous-même :

âi4 ANDROMAQUE.

Et votre bouche encor muette à tant d'ennui N'a pas daigné s'ouvrir pour se plaindre de lui ! Ah ! que je crains , Madame , un calme si funeste ! Et qu'il vaudroit bien mieux. . . .

hermiokï:.

Fais-tu venir Oreste ?

OliéONË.

Il vient, Madame , il vient ; et vous pouvez juger Que bientôt à vos pieds il alloit se ranger.

Prêt à servir toujours sans espoir de salaire , Vos yeux ne sont que trop assurés de lui plaire. Mais il entre.

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